Relation toxique amoureuse | Témoignage

Nombre d’articles ont vu le jour ces dernières années autour du thème des personnalités toxiques. Ma crainte ? Que trop de tapage autour des manipulateurs extrêmes finisse par banaliser le phénomène autant que les dégâts psychologiques qu’ils occasionnent. Hors de question que les pervers narcissiques ou PN deviennent une expression à la mode ou soient réduits au simple rang d’insulte ! Articles, émissions, interviews, toutes ces diffusions, à une époque où le sujet ne faisait pas autant débat, m’auraient été bien salutaires alors que je m’embourbais gentiment dans ma position de victime. J’ignorais alors tout de ce trouble grave de la personnalité et comment j’en étais arrivée à être totalement prise au piège. Ce témoignage s’inscrit dans une volonté supplémentaire de prise de conscience générale, avec pour défi personnel de dire ce qu’il est encore difficile de prononcer. Il s’adresse à toutes celles et ceux qui voudraient comprendre… de près ou de loin ce qu’est une relation toxique amoureuse. Pour ce faire, commençons par quelques explications incontournables.

La relation toxique amoureuse ou les origines d’une alchimie malsaine

La perversité narcissique, description

Il s’agit d’un mal-être relationnel dont la pathologie chronique va consister, aux dépens d’autrui, à une survalorisation de soi. Révélée au public depuis une dizaine d’années, je préfère utiliser l’expression (beaucoup moins à la mode) de « personne très toxique ». Exercer une emprise sur l’autre pour se sentir supérieur et atténuer ses peurs, telle est la manœuvre.  Le manipulateur est en grande souffrance et contrairement à ce qu’il laisse paraître, il est incapable d’aimer ni de ressentir de l’empathie alors qu’il sait magnifiquement se servir de la palette des sentiments. Séduction, culpabilité, communication équivoque, mauvaise foi sans limites, refus de reconnaitre ses torts, élaboration de conflits, humiliation, dévalorisation, etc. voilà un peu l’étendue du programme. Cela vous paraît improbable ? Avec le recul, moi aussi.

Les principaux traits de caractère des victimes

Naïves ? Apparemment, non. De ce que j’ai pu lire, ce sont plutôt des personnes qui ont un manque cruel de confiance en elles, additionné à un potentiel empathique et de remise en question assez élevée. La machination s’esquisse sur des circonstances ou mensonges qui les poussent naturellement — puisque c’est leur constitution — à trouver des explications cohérentes à des situations invraisemblables. D’ailleurs, il parait que « plus les victimes se posent de questions, plus elles sont intelligentes ». Alors, après 11 ans d’emprise, je vous laisse à votre conclusion.

La dépendance affective au cœur de la formation du couple

Deux êtres en souffrance qui se rencontrent. Le premier, en quête de satisfaire une faille narcissique imposante absorbe l’énergie de l’autre. Le deuxième en mal de reconnaissance se rassure auprès de quelqu’un qui se donne à voir sous un angle trompeur. La manipulation, vicieuse, agit tel un venin à la frontière entre le réel et l’absurde. En cherchant une parade pour expliquer ces paradoxes, le cerveau se réconforte par des chimères. L’estime défaillante, empêche la victime de se donner raison, la condamnant à l’inaction. Le piège se referme pour le « plaisir » (il paraît qu’il n’en retire pas) du bourreau qui s’ignore (puisqu’il répond à une structure mentale qu’il est incapable de reconnaître). CQFD.

De la naissance des sentiments à l’urgence de partir

Le jeu de séduction du pervers narcissique

Il faisait partie d’un groupe de copains que l’on m’avait présenté. Après plusieurs soirées, il a décelé mes failles avec une faculté inégalée et s’est joué du miroir pour m’approcher. Nul besoin d’un coup de foudre pour tomber dans le panneau, ni d’entendre une belle déclaration pour se dire que c’est la bonne personne. La confiance s’installe rapidement, je suis bien avec lui et notre groupe d’amis nous renforce encore plus en tant que couple. L’étincelle ? Qu’importe ! Qu’est-ce que l’amour au juste ? La vie n’est pas un conte de fées et nous avons déjà une belle complicité. Cela fait maintenant un an que l’on est ensemble et tout se passe pour le mieux.

  • L’homme s’intéresse aux autres, se plait à cuisiner et ne rechigne pas à tenir un balai : trop bien !
  • Il prend des initiatives, aurait bien envie de fonder un foyer : c’est peut-être à mon tour d’être heureuse ?
  • En plus il présente bien, il a de la classe et quand je le présente : tout le monde l’adore ! Et je me pose encore des questions ?

Nous rendons chacun nos appartements et nous trouvons une location.

Doucement, il me fait remarquer que je suis encore dans la retenue, que je ne donne pas autant que lui. Tout aussi gentiment il trouve que je ne devrais pas me maquiller comme ça parce que cela ne met pas mes yeux en valeur. Et puis, il y a eu ce jour où nous avions acheté cette tonnelle si difficile à monter. Il avait été infect et m’avait mise plus bas que terre sans jamais s’en excuser. D’ailleurs il ne s’excusait jamais. Mais tous les couples se disputent à un moment donné, n’est-ce pas ? Ce n’est pas si grave. C’est peut-être moi qui suis difficile à vivre au final ? Et ça, ce n’était pas lui qui le disait, c’était juste moi qui le pensais. Sauf que c’était là, juste là que j’aurais dû prendre mes jambes à mon cou.

Nous rendons la location et nous achetons une maison, mais pas à parts égales, parce qu’il gagne beaucoup plus d’argent que moi et qu’il a plus d’apports.

Une manipulation qui s’installe tout en douceur

« Ah bon, tu as acheté ça ? Combien tu l’as payé ? La prochaine fois c’est moi qui m’en occuperai. J’en ai marre que tu me racontes tes histoires de boulot c’est toujours la même chose. Mais qu’est-ce que tu as à faire la gueule en permanence ? Si tu avais vraiment envie de prendre des vacances avec moi tu te débrouillerais pour passer devant tes collègues. ». Les remarques s’invitent de plus en plus tout en étant de moins en moins sympathiques. Il me demande souvent mon avis, mais dit ou fait tout le contraire. Ça m’exaspère, mais je me demande si ce n’est pas moi qui débloque. J’essaie de trouver des excuses pour parer toutes les souffrances que cela m’occasionne. J’attends mon premier enfant, quelle joie ! Plus d’un an qu’il m’encourage à arrêter de fumer alors que lui-même ne fait aucun effort. Je me revois aussi, enceinte jusqu’aux dents, m’activant avec la ponceuse sur les portes des meubles de la cuisine et lui m’annonçant que sa mère « trop sympa » avait décidé de nous en offrir une nouvelle alors que j’avais presque terminé.

Je suis enfin maman, quel bonheur. Bébé est là et fait la joie de tous, y compris la sienne tant que cela n’entrave pas son sommeil. Il n’y a que moi qui me lève la nuit, je l’allaite et je suis d’accord. Lui est fatigué avec toute la route qu’il fait. Un jour, le bébé se retourne sur la table à langer. Nous sommes là tous les deux, mais il se jette sur lui en poussant un cri, me dénigre dans ma capacité à être mère et m’accable. Je me défends et devant son obstination m’effondre en larmes dans le couloir sans qu’il bouge un sourcil. Ce jour-là, devant cette attitude glaçante, je me suis encore demandé si je n’étais pas avec un monstre.

Faire machine arrière ? Soumise à la dépendance affective, mon inconscient s’y refuse, comme il rejette l’idée d’un échec. Que vont penser les autres, ceux qui croient au couple idéal ? Les parents, les amis, enfin heureux et rassurés que j’ai trouvé quelqu’un de bien ? Je continue la mascarade. Vu de l’extérieur il est tellement parfait : le mari idéal. La noce est très belle dans un cadre qui l’est tout autant. Je suis encore loin du déclic.

Situation hautement toxique : le déclic ou la perpétuité

Ce deuxième enfant, c’est surtout moi qui le voulais, car le premier remplissait déjà toutes les conditions pour le rendre fier. Encore moi qui ai voulu quitter cet emploi après mon congé parental pour trouver un travail plus proche, me permettant de gérer plus facilement les enfants les soirs où il était en déplacement. La grossesse est d’autant plus difficile que sa mère est très malade et qu’elle décèdera 2 mois avant mon accouchement. Le bébé arrive avec un mois d’avance et alors que je perds les eaux dans la nuit, je compte les contractions et attends le petit matin pour le réveiller. Il a pris quelques jours de repos et je sais combien il est fatigué. Arrivé à la clinique à quelques jours de Noël, il se plaint que l’on va lui « gâcher ses vacances ». Épuisée, déprimée, je lui balance que c’est la demi-part pour ses impôts qui se pointe. Celle qui, à son grand désespoir, ne devait arriver qu’au mois de janvier. Partagée entre une rancœur naissante et la douleur de sa mère qui vient de nous quitter je lui trouve encore quelques excuses, mais c’est bien à partir de là que tout va se dégrader. Il ne supporte pas les pleurs du bébé, qui pleure beaucoup il est vrai, mais qui a bien des raisons d’être dans cet état. L’absence récente de ma belle-mère agrandit les troubles déjà présents. Pour fuir les conflits dus à ma recherche d’emploi et à ses exigences quotidiennes je me mets à courir et m’autorise de rares sorties. Les réactions sont cinglantes et à la hauteur de ses souffrances, car il est en panique. La méchanceté s’amplifie au rythme des reproches. D’ordinaire j’ai horreur des conflits, mais là… De quoi serait-il capable ? Je me tais pour éviter ses colères, parle le moins possible pour ne pas l’énerver. C’est un cauchemar. Non seulement je n’aime plus cet homme, mais je m’aperçois que je ne le connais pas. Il comprend qu’il est en train de me perdre et oscille entre preuves d’amour dégoulinantes, chantage affectif, menaces verbales et physiques. Désemparé, il appelle mes amis et ma famille pour qu’ils m’influencent. Tout le monde lui dit de me laisser respirer, il fait tout le contraire. Je suffoque, commence à évoquer à de rares proches l’enfer que je traverse et finis par parler à mes parents. La surprise est là, mais les soutiens sont immédiats, c’est mon salut. Reste à savoir comment sauver ma peau avec ces deux petits bouts qui n’ont rien demandé. Il faut que je trouve une solution, je n’en dors plus.

Quitter un mari toxique malgré ses peurs

Il dit que s’il devient fou c’est à cause de moi, surveille mes appels, fouille les historiques de mon PC, me suit dans la maison comme un petit chien, me vomit un flot de paroles complètement absurdes du matin au soir jusque dans la nuit. Je mets des boules dans les oreilles pour ne plus l’entendre, il me les enlève par la force pour m’entrainer dans la spirale infernale de son mental qui tourne en boucle. On se bat sur le lit et il me jette un sac au milieu de la nuit en m’intimant l’ordre de quitter le domicile. Je lui réponds qu’il est hors de question que je laisse les enfants et qu’on fera ça dans les règles. « Ma pauvre fille, ne me dis pas que tu as eu l’idée toute seule d’aller à la Maison de la Justice et du Droit ! ». Le matin, tous les deux épuisés nous partons travailler. J’angoisse d’avance à l’idée de rentrer à la maison et que ça recommence, parce qu’évidemment cela recommence. Le médecin généraliste qui nous suit depuis des années  m’est d’un grand secours (si jamais il savait ça !). Je me rends avec son « soutien » au service social de la ville pour faire une demande de logement en urgence. Perdu, il se sert de plus en plus des enfants pour exercer un chantage abject, la plupart du temps devant eux, chose que je ne peux supporter et qui me remplit de colère. J’essaie de résister et de ne pas répondre à ses paroles toujours plus venimeuses, mais il a ce don de me pousser à bout. Du haut de ses 1,92 m et de mes 1,62 m, je ne peux me soustraire à la barrière que fait son corps quand il me coince et me saisit par les bras pour me parler dans un flot continu. Quand il pleure et me supplie, les minutes me paraissent interminables et je réalise que c’est bien la première fois que je le vois pleurer. J’ai perdu pas loin de10 kg, j’ai très peur, mais ne peux me résoudre à partir sans les enfants. Je ne comprends toujours pas pourquoi j’en suis rendue là, à ressentir cette haine, comme si je me regardais vue d’en haut. Je veux juste que ça s’arrête pour me soustraire à cette folie. Je fais tout dans son dos et me demande parfois si ce n’est pas moi le monstre. Je ne ressens plus que de la pitié.

Un an d’enfer absolu. C’est le temps qui s’est écoulé avant que je puisse avoir un logement pas trop loin de la maison pour ne pas changer les enfants d’école et les rendre plus malheureux. Un an durant lequel j’ai encaissé et contribué malgré moi à des violences physiques et verbales. « Tu ne penses qu’à ta gueule », « Tu vas rendre trois personnes malheureuses », « Tu es en train de préparer mon cancer », « Tu ne t’en sortiras jamais financièrement ». (…) Un an durant lequel  il a fini par accepter le divorce par consentement mutuel à la seule condition que je ne réclame pas l’indemnité compensatoire, sinon cela risquait de « très mal se passer ». Condition acceptée sans hésitation pour protéger les enfants et retrouver la liberté.

Les stigmates de la manipulation ou les étapes d’une reconstruction

Le lourd poids du secret malgré la présence de l’entourage

Après le déménagement je me crée comme une bulle. Raconter l’impensable, décrire l’indicible  et vivre une humiliation de plus ? Non merci. Je passerai pour la pire des imbéciles et à quitter « monsieur parfait », est-ce que seulement on me croirait ? J’évite d’en parler ou dans les termes d’une séparation un peu banale. La sincérité n’est réservée qu’aux quelques membres de la famille et ami très proche. Leur soutien m’a été vital et je ne les remercierai jamais assez pour leur aide sans jugements, pour leur amour sans condition. Avec les amis en commun qui prennent encore de mes nouvelles, je reste évasive. Toutes ces personnes pourraient lui divulguer des choses, bien malgré eux et cela se retournerait contre moi. L’homme est habile, se délecte des informations pour son usage personnel, raffole des sujets à sensation, jalouse l’herbe plus verte du jardin d’à côté… Je fuis tout, y compris les réseaux sociaux : un vrai terrain de jeu pour lui ! Pendant qu’il passe encore et toujours pour le gars super-cool et ouvert, je me dis que l’on n’est pas près de m’y voir sur ces fichus réseaux ! Je m’en fous : j’ai sauvé ma peau et espère ainsi pouvoir offrir un espace de répit aux enfants quand ils seront chez moi. Je m’en veux tellement.

Vouloir tout oublier, cette impossible réalité

Je sais que je reviens de loin et que j’ai eu de la chance. Je respire profondément ce parfum de liberté. Bizarrement je pensais qu’il allait me harceler, mais cela se passe plutôt bien. À peine deux mois se sont écoulés et j’apprends qu’une dame a dormi chez papa. Visiblement, pour quelqu’un qui disait ne plus « pouvoir bander devant une autre femme » tout fonctionne à merveille ! Après ce qu’il m’a fait voir et devant les enfants, je suis stupéfaite ! Je me concentre sur ma recherche d’emploi et tente d’étouffer le cataclysme qui règne encore dans mon esprit. Très vite, je rencontre un homme formidable, mais je ne le sais pas encore, car trop soudain. Il est tout le contraire de ce que j’ai connu. Je le cache pendant 9 mois. Aujourd’hui je suis toujours avec lui. La réalité me rattrape quand les enfants partent chez leur père. Autant l’ainé a compris instinctivement comment faire et s’est créé une carapace, autant le cadet subit et affronte ces réactions violentes avec une immense souffrance. Parfois il m’appelle en pleurs avec l’angoisse que son père ne le surprenne. C’est très dur, mais cela m’oblige à ouvrir les yeux et à dire à ce pervers que je sais et que je n’admets pas la vulgarité et la violence qu’il exerce  sur eux. Cela fait son effet un temps et puis il faut recommencer. C’est très éprouvant pour nous tous, car il confond l’autorité avec la terreur. Pour les protéger, j’essaie de les faire suivre avec mes moyens. Les cabinets de psy regorgent d’enfants qui ont des problèmes bien plus graves que les miens. Alors quand je comprends enfin de quel trouble souffre leur père, je cherche des astuces à leur donner pour contourner le plus possible ses automatismes destructeurs.

Chercher à comprendre ce qu’il s’est passé

Je n’étais déjà pas sûre de moi, je fais tout pour le cacher, mais cela ne s’est pas arrangé. Tout, me coûte et me demande des efforts quotidiens. Des articles et témoignages font de plus en plus leur apparition. Ma mère, bouleversée par cette histoire me fait passer des documents et des liens sur le sujet accompagné de mots doux à entendre. En lisant, en écoutant, tout s’éclaire. Je LE reconnais et surtout je ME reconnais. Pu…, mais quelle imbécile ! Entre-temps il a rencontré quelqu’un de beaucoup plus jeune à qui il fera un enfant. Au début tout semble tout beau tout rose, mais très vite en allant chercher mes loulous je la vois changer sous mes yeux. Les enfants parlent aussi parfois. Je vois son regard s’éteindre, elle perd beaucoup de poids et il lui fait même des réflexions devant moi. Elle est seule, car elle a tout quitté pour lui. Je lui lance des regards autant de fois que je le peux, comme pour lui dire : « je sais, on ne se connait pas, mais barre-toi ! ». Ils sont loin d’imaginer ce qu’il se passe, les gens, quand la porte d’une maison se referme, mais moi je le sais. Un jour, avec cette terreur que j’ai connue, elle a fini par tout préparer pour le quitter du jour au lendemain. Elle a eu très peur pour mes loulous, de la colère dans laquelle il allait se mettre en constatant son départ. Je trouve une excuse pour être là et peut-être éviter un drame. J’ai du mal à contenir mes tremblements, ceux-là mêmes qui me renvoient à un passé encore traumatisant, mais mon chéri est là, heureusement. C’est la dernière fois que je mettrai les pieds chez lui. Les enfants sont très impactés et le grand me dit : « Pauvre papa, il n’a vraiment pas de chance… ». Quelque temps après, cette femme et moi nous nous rencontrons longuement.

Désormais nous sommes deux : deux paroles contre une. Cela change tout pour moi, parce qu’elle donne désormais du crédit à mon calvaire et moi au sien. Le travail de reconstruction peut vraiment commencer : 7 ans que je suis partie.

Mettre tout en œuvre pour se pardonner et avancer

Le pardon ? Pour qui ? Le sien est pour le moment impossible même avec tout ce que je sais aujourd’hui. Les enfants, même s’ils grandissent, subissent toujours plus ou moins son emprise et dix ans après c’est encore sur le mien que je travaille. La seule chose que je puisse admettre, c’est qu’ils aiment leur père malgré tout, pour la bonne et simple raison qu’il reste leur père.

Droit à l’erreur, culpabilité de m’être fait avoir, acceptation de ma part de responsabilité. Le sac se fait lourd pour avancer et il est temps de se pardonner. Peut-être cette publication m’y aidera encore davantage. Pour avancer, il ne faut renoncer à rien ! À rien, sauf dans ce cas précis à mon premier prénom. Pour ce témoignage — sous un certain anonymat —, j’emprunterai le deuxième : Marguerite, ce prénom si doux qui me vient de ma grand-mère.

Il n’y a pas des pervers à tous les coins de rue et le phénomène ne doit pas tourner à la psychose. Néanmoins, ces personnes hautement toxiques représentent 3 % de la population et l’on estime que chacune d’elles ferait une dizaine de victimes collatérales à l’échelle de leur vie. Alors, soyez attentifs à vous-même, à vos proches ; ouvrez vos sens et parlez si vous en ressentez le besoin. Communiquez et en cas de doute laissez toujours des portes ouvertes pour que les personnes puissent les emprunter, quel que soit leur drame.

Marguerite L. pour Celles qui Osent. 

Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à lire la bande dessinée Tant pis pour l’amour, de Sophie Lambda.

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