Elles étaient une fois Celles qui Osent 

15 portraits de femmes qui ont osé 

Le livre Elles étaient une fois Celles qui osent dresse le portrait de quinze femmes qui sont allées au bout de leur rêve. “ On leur a dit que ce n’était pas pour elles, alors elles l’ont fait.” Cet ouvrage retrace les parcours de vie de femmes exceptionnelles, qui ont osé vivre pour elles et non pour les autres. Elles ont fait cohabiter leurs épanouissements personnels et professionnels. Certaines d’entre nous ont besoin de modèles pour oser à leur tour ; ces récits ont pour vocation d’encourager celles qui hésitent encore. Xavier Dolan l’affirme : « Tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais. »

Oser faire

La préface de ce livre est signée Sandra Rey, entrepreneure et fondatrice de Glowee. Le verbe oser se définit par le fait d’entreprendre avec assurance une chose difficile et périlleuse. Derrière l’audace se cache une prise de risque qui fait peur et empêche parfois d’avancer. La passion ou la naïveté peuvent être salvatrices, car elles annihilent les craintes. Pour Sandra, oser signifie surtout apprendre, de soi, de ses erreurs et de ses échecs. La jeune femme souligne aussi qu’oser lui a procuré beaucoup de fierté et de bonheur.

Préserver sa famille et son humanité

Le livre débute par l’histoire de Ngabo, une rescapée du génocide rwandais. Au printemps 1994, la jeune femme ayant du sang tutsi doit fuir son village avec son mari et ses enfants pour garder  leur vie sauve. L’exil les mène du Zaïre vers la Zambie, pays dans lequel ils doivent se battre pour obtenir le statut de réfugié. « Je conseille aux femmes de persévérer, de ne pas abandonner leurs objectifs malgré les obstacles. (…) Aller toujours de l’avant. »genocide-rwanda-celles-qui-osent-CQO

Nous poursuivons par le destin de F.A, femme kabyle durant la guerre d’Algérie dans les années 50. Après l’assassinat de son grand-père, la famille connaît la ruine et son père sombre dans l’alcoolisme. À seulement 15 ans, elle se marie. Les années passent et l’aspect financier fait défaut à sa famille alors, galvanisée par l’envie de donner un avenir meilleur à son conjoint et ses cinq enfants, F.A se met à la couture et la broderie pour les autres femmes de son village. Le succès est immédiat. « Rien n’est important dans ce bas monde, hormis ce que l’on a de plus sacré : son humanité et sa famille ». 

Nous découvrons ensuite la vie d’Aurélie Gastineau. De 20 à 40 ans, cette femme évolue dans les métiers du numérique, à Paris. Maman célibataire une semaine sur deux, elle décide un jour de ne plus cautionner un système qui enrichit les puissances étrangères. « Nous sommes dans un pays transformé en start-up où ne pas avoir un mental de winner et ne pas faire preuve d’empowerment c’est être faible ou fainéant. » 

En 2017, avec son nouveau compagnon, elle fait le choix de changer de vie, de quitter Paris pour la Normandie. Deux ans plus tard, le couple s’installe à la campagne dans une zone de revitalisation rurale, en Charente. « Je suis sortie d’un modèle de performance pour entrer dans une existence de sobriété, qui ne m’empêche nullement de penser. (…) Notre temps de vie terrestre n’appartient à personne d’autre qu’à nous. » 

Oser se dépasser pour réaliser ses rêves

Dans cet ouvrage, nous partons également à la rencontre de trois femmes pilotes motonautiques, Claire Buquet, Chloé Le Deunff et Lubna Poulet, racontent leur participation à la Phoenix racing team de Rouen, 24 h d’aventure sportive. « La féminité peut-être un avantage dans les milieux masculins. La mixité dans les sports est aussi une histoire d’hommes qui croient profondément en l’égalité et en la capacité pour toute femme d’accomplir des projets de la même manière qu’eux. »phoenix-racing-team-celles-qui-osent

Mariane Amaro, quant à elle, est footballeuse professionnelle. Mordue de ce sport, elle est inscrite dès ses 6 ans au club de Saint-Prix. Repérée à 15 ans par les recruteurs du Paris Saint Germain, elle est contactée deux années plus tard par la sélectionneuse de l’équipe féminine du Portugal. Mariane devient alors la première femme non-résidente à l’intégrer. « Nous ne sommes que de passage sur Terre. Profitez du temps qui vous est imparti pour réaliser ce qui vous tient particulièrement à cœur. Il vaut mieux à mon sens avoir des remords que des regrets. » 

 Passons à présent au fabuleux destin d’Andrée Rosier. Après un BEP cuisine et un stage à l’hôtel Martinez à Cannes aux côtés du chef Jean-Yves Leuranguer, elle intègre la brigade de la Villa Eugénie de Jean-Marie Gautier à Biarritz. Elle poursuit ses classes chez Ducasse à Monaco au restaurant Louis 15, ensuite auprès de Philippe Labbé dans le Beaujolais puis au sein du restaurant deux étoiles la Chèvre d’Or sur la Côte d’Azur. À 28 ans, la cheffe étoilée se lance un défi audacieux : remporter le concours de meilleur ouvrier de France. « Être une femme n’a jamais été un frein ». 

 Après un baccalauréat scientifique, X, nouveau portrait d’une personne inspirante, parvient à intégrer une classe préparatoire aux grandes écoles dans un des six lycées militaires de France. Malheureusement, elle ne réussit pas à entrer à l’École de l’Air, mais évolue au sein de l’Aviation légère de l’armée de terre. Petit à petit, celle qui a toujours voulu être militaire concrétise son rêve : devenir pilote d’hélicoptère dans l’Armée française. « En tant que femme, il faut beaucoup de temps pour se faire une place ». 

Oser vivre et explorer le monde 

Ce livre narre également le voyage initiatique incroyable de trois exploratrices de femmes à travers le monde : Léa Brasier de Thuy, Astrid Chidaine et Adèle Ducurtil. En plein questionnement sur leurs places dans la société et en fin d’études supérieures, ces trois étudiantes décident de parcourir le monde à la recherche de modèles féminins qui pourraient les guider. De cette formidable aventure humaine naîtront de multiples interrogations, mais aussi des propos riches d’enseignement :  

« Ne traversez pas la vie en dormant. » 

Amina Slaoui

 Le témoignage suivant est celui de la VeLove family. Avec ses trois enfants et son mari, Valérie Caudrillier décide de se lancer dans une aventure familiale hors du commun : faire le tour du monde à vélo. « La vie est un bien rare et précieux ». Ils s’octroient une année de césure pour découvrir la Terre et s’enrichir des rencontres. « Nous sommes rentrés gonflés d’Amour en l’humanité.

Ils ne regrettent en rien ce pari un peu fou, car “par respect pour ceux qui meurent, on se doit de vivre. »

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Deux nouveaux portraits de femmes inspirantes et libres : Bettina Borgel et Bénédicte Charrier. Ce sont deux exploratrices de la 3e édition de l’Interfaith Tour, du mouvement Coexister. Ces deux amies de lycée vont passer 5 110 heures ensemble à la découverte des 5 continents et vivre une magnifique expérience amicale. “Voyager permet de prendre conscience de ses différences et de réaliser ses propres privilèges.

Oser entreprendre

L’ouvrage aborde ensuite l’histoire de Camille Blot. Lors d’un voyage à Dublin,  Camille se prend de passion pour de singuliers petits gâteaux : des cupcakes. Elle pâtisse pour le plaisir dans la cuisine familiale jusqu’à ce qu’une idée un peu folle germe “ et si j’ouvrais ma propre boutique ? ’” Elle se réoriente en CAP pâtisserie puis ouvre en 2014 sa Bakery Cam’s Cakes à Paris. Entrepreneuse culinaire, elle conseille “de ne pas avoir peur de travailler beaucoup, pour ne pas gagner grand-chose, voire rien au début, et d’être persévérante.”bakerycamscakes-celles-qui-osent-CQO

Passionnée par les arts et les sciences, F.M, autre portrait féminin présent dans l’ouvrage, est co fondatrice d’une start-up en biotechnologie. Après une école d’ingénieurs en sciences des matériaux, un doctorat dans le domaine de la chimie des polymères et un post doctorat effectué au sein d’un laboratoire de recherche en Allemagne, la scientifique devenue jeune maman se lance un défi. En 2018, elle monte avec un associé une start-up de biotechnologie, après s’être formée à la création et la gestion d’entreprise. Mamentrepreneuse, elle utilise ses talents artistiques comme soupape de décompression. “Nous n’avons qu’une vie et il ne faut pas la gâcher. Osons avancer !”

Euphrasie Dassoundo-Assogba est quant à elle, entrepreneuse sociale et solidaire au Bénin. Elle commence sa carrière comme vendeuse ambulante. Afin de ne pas subir la précarité professionnelle des Béninoises, elle s’inscrit en licence Marketing Actions commerciales et négociation à Cotonou. Après l’obtention de son diplôme, Euphrasie constate par hasard que les tomates produites par les maraîchers ne trouvent pas toutes preneurs en plein pic de récolte, occasionnant un fort gaspillage alimentaire et une grande perte financière pour les producteurs. En 2013, elle se lance alors dans l’aventure entrepreneuriale Agro Xpress. Elle investit toutes ses économies pour concevoir artisanalement de la purée de tomates. Son entreprise connaît une croissance exponentielle et les boîtes de conserve Agro Xpress font désormais partie des habitudes de consommation des foyers béninois. La société est aujourd’hui en mesure de transformer une tonne de fruits et légumes par jour ! “Aux femmes, et plus particulièrement aux Africaines, je souhaite leur dire que le mariage n’est pas la finalité de l’accomplissement féminin.

Oser s’engager et agir pour des causes qui tiennent à cœur

Delphine Wolf est fondatrice et présidente de l’ONG Sages-Femmes sans Frontières (SFSF). Dès ses 6 ans, Delphine sait qu’elle veut soigner les petits en Afrique. À sa majorité, elle s’y rend seule pour devenir bénévole au sein du dispensaire des Sœurs d’Abomey, au Bénin. À son retour, elle abandonne les études d’infirmière pour celles de sage-femme et effectue ses stages en Afrique pour préparer son mémoire sur l’excision. Après avoir créé un orphelinat au Bénin, celle-ci s’engage dans des missions humanitaires pour sauver et accoucher des femmes du monde entier. 

 Enfin, nous terminons notre lecture par Gest’ethik une association de six femmes collectant des colis alimentaires afin de les distribuer aux étudiants et aux familles dans le besoin. Elles organisent des maraudes tous les dimanches soirs dans les rues de Rouen, puis en 2015, lancent leur première action à l’étranger : construire un château d’eau dans un village au Maroc. “ L’amitié est le ciment de Gest’ethik”.

 

À la lecture des ses récits, certaines se demanderont  : Aurais-je osé ?Toutes ces femmes ont franchi le cap, en osant se libérer et se réaliser. Certes, le quotidien est confortable, plaisant et rassurant. Cependant, nous sommes sur Terre pour une durée limitée, alors savourons la vie pleinement ! Vivons nos désirs, nos rêves, ou nos aspirations profondes sans attendre. 

Femmes, osons ! 

Et si vous êtes en proie au doute, gardez à l’esprit cette citation de Churchill : “Agissez toujours comme s’il était impossible d’échouer “.  

 

Violaine B — Celles Qui Osent 

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