Présidentielle 2022 : quelle place pour les droits des femmes ?

La présidentielle approche à grands pas, et comme vous le savez, chez Celles qui Osent, la place qu’occupent les femmes dans la politique nous intéresse énormément. Alors cette fois-ci, nous n’allons pas regarder du côté des femmes candidates, bien que cette année, trois femmes se présentent pour de grands partis, ce qui signifie qu’on se dirige enfin vers une banalisation de la candidature féminine à l’Élysée. Nous nous intéresserons plutôt à la place des droits des femmes lors de cette présidentielle 2022, et aux programmes des candidat·e·s à ce sujet.

La lutte contre les violences sexistes et sexuelles : un thème de campagne à gauche comme à droite

L’un des thèmes que l’on retrouve dans les programmes des candidats à la présidentielle 2022 est celui des violences sexistes et sexuelles. La France insoumise (LFI), avec à sa tête Jean-Luc Mélenchon, commence fort. Le parti d’extrême-gauche prévoit d’allouer 1 milliard d’euros à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Ce budget sera réparti en quatre causes : la prévention, la formation des personnels de police et hospitaliers, le soutien aux associations et l’hébergement des femmes victimes de violence.

Comme Mélenchon, Yannick Jadot, candidat pour Europe écologie les verts (EELV), prévoit l’allocation d’un budget de 1 milliard d’euros, avec pour objectif l’hébergement des femmes victimes de violence et la lutte contre la culture du viol. Si ce chiffre de 1 milliard est repris par les candidats, auxquels s’ajoute Anne Hidalgo, candidate du Parti socialiste (PS), c’est parce que c’est celui demandé par les associations féministes depuis le Grenelle des violences faites aux femmes organisé par Emmanuel Macron en 2019.

Valérie Pécresse, candidate pour Les Républicains (LR), a déclaré faire de la lutte contre les violences faites aux femmes l’une de ses priorités. Son objectif : réduire les délais de justice. Elle l’a d’ailleurs confirmé lors de son apparition sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin le 18 janvier 2022. Avant le début de son interview par le journaliste, la candidate a tenu à exprimer ses doutes quant à sa venue sur le plateau de BFMTV suite à la plainte pour agression sexuelle dont Bourdin est l’objet.

Droits des femmes et présidentielles 2022 : néant du côté de l’extrême-droite, ou presque…

Chez Éric Zemmour, Jean Lassalle et François Asselineau, pas de mesures de lutte contre les violences faites aux femmes. En revanche, ils sont tous les trois accusés d’agressions sexuelles. François Asselineau fait d’ailleurs toujours l’objet d’une mise en examen pour « harcèlement sexuel » et « agressions sexuelles ».

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En ce qui concerne Marine Le Pen, aucune de ses déclarations publiques ne concerne la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. En revanche, la candidate d’extrême-droite dénonce régulièrement le harcèlement de rue et, dans une interview accordée à Europe 1 en novembre dernier, défend « la sécurité des femmes partout ». Face à Éric Zemmour, décrié pour sa misogynie et accusé d’agressions sexuelles par plusieurs femmes, Marine Le Pen compte bien jouer la carte féministe, même si cette dernière affirme être : « une féministe qui n’exprime pas d’hostilité à l’égard des hommes ».

À lire aussi : comment l’extrême droite s’approprie le féminisme

La position des associations féministes sur les programmes des candidats à l’élection présidentielle 2022

Ce qui est certain, c’est que les candidats à la présidentielle 2022 ne pourront pas faire l’impasse sur la question des droits des femmes. Depuis Me Too, le sujet est devenu un véritable combat social et plusieurs candidats se sont exprimés sur la question avant même la sortie des programmes. Si Emmanuel Macron avait affirmé en 2017 que son quinquennat serait celui de la cause des femmes, les associations féministes ont été déçues par le manque d’engagements pris par le président. Malgré la tenue d’un Grenelle dédié aux violences faites aux femmes, le budget dégagé ne fut pas suffisant (360 millions d’euros).

Si trois candidats – Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Anne Hidalgo – disent vouloir débloquer 1 milliard d’euros, les associations demeurent perplexes. En effet, le Haut Conseil à l’égalité a statué que 1 milliard d’euros seraient nécessaires pour lutter contre les violences conjugales, et non contre l’ensemble des violences sexuelles… Les organisations féministes, comme par exemple Nous Toutes, attendent le futur candidat ou la future candidate sur trois point spécifiques : l’éducation, la prévention, et la formation.

La place des femmes dans la politique vous intéresse ? Lisez notre article sur la parité en politique. Bonne lecture !

Victoria Lavelle pour Celles qui Osent

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