Le sacre du vélo en 7 étapes

Savez-vous que… le vélo, le biclo, le biclard, le biclou, le bicloune, le bicycle, le tricycle, le bike, le grand bi, le vélocipède, le célérifère, le deux-roues, la triplette, la quadruplette, la petite, la petite reine… a une maman ? Son petit nom ? La draisienne !  Son identité ? Née en 1817, fruit de l’invention du Baron Karl Drais von Sauerbronn, Allemagne. À l’origine, notre bonne vieille bicyclette était tout en bois avec seulement une petite once d’acier, deux roues alignées et un guidon. Quant aux pédales ? Il fallait enjamber la bécane et pousser avec ses gambettes ! Mais, à bien y réfléchir, vous l’avez probablement déjà croisée ? Avant d’enfourcher un vélo à pédales, les tout-petits apprennent souvent à maîtriser leur équilibre sur…  une draisienne ! Qu’en est-il aujourd’hui de sa descendance ? Ces compagnons de route, fidèles et familiers  qui, au gré des montées et des descentes, nous font traverser villes, campagnes, banlieues, temps, modes et âges. Pour le savoir, en selle et petit tour de tandem, en 7 étapes,  avec Celles qui osent !

Étape 1 : le vélo devient star de la journée mondiale du 3 juin 

Le sacre du vélo par l’ONU, plaidoyer pour un vénérable : « un moyen de transport simple, accessible, fiable, propre, durable et respectueux de l’environnement qui favorise la bonne gestion de l’environnement et entretient la santéUn mode de transport qui encourage la créativité et la participation sociale et donne à l’utilisateur une conscience immédiate de son environnement ainsi qu’un moyen d’accès à l’éducation, à la médecine et au sport . »

Ainsi, le vélo est reconnu maillot jaune par l’Organisation pour avoir rempoté avec succès, et sans dopage, les 17 étapes obligatoires du tour du Développement durable. « Un développement apte à promouvoir la prospérité et les opportunités économiques, un plus grand bien-être social et la protection de l’environnement ».

Étape 2 : 2021, lancement d’une fête nationale « Mai à vélo »

Le Tour de France de l’État : la ministre de la Transition écologique et solidaire et la ministre des Sports instaurent la Fête nationale du vélo, « Mai à vélo », sur l’ensemble des territoires. Son slogan : « Un mois pour découvrir le vélo sous toutes ses formes, le reste de l’année pour l’adopter et l’utiliser ! » Vélo pour tous partout en France, la pratique du cyclisme et ses adeptes sont à l’honneur dans toutes leurs ramifications :

  • cyclisme sur route, piste ou salle ;
  • cyclotourisme ;
  • loisir ;
  • véloroute ;
  • vélo acrobatique ;
  • vélo-shopping ;
  • vélo-taffeurs ;
  • cargo-bike ;
  • coursiers ;
  • trail ;
  • enduro ; 
  • cyclo cross ;
  • endurance ;
  • VTT ;
  • VAE ;
  • marathon ;
  • triathlon ;
  • mountain ;
  • polo-vélo ;
  • vélo-neige ;
  • Etc.

L’objectif ? Rassembler une multitude de publics autour de manifestations populaires, pédagogiques et conviviales. Faire découvrir les multiples usages et les joies du vélo au plus grand nombre. Inscrire cette dynamique dans la durée. Et ça roule !

Étape 3 : La Fête du vélo en région, en Anjou par exemple

La Fête du vélo en région, c’est partout en France avec le soutien des collectivités, des clubs et des bénévoles. Un week-end de loisirs et de partage autour de la petite-reine, au gré des paysages et des rencontres où chacun est le bienvenu.

Pour sa 24e édition en Anjou :

  • 29 000 participants, record de fréquentation depuis 2014 ;
  • 102 kilomètres de pistes dédiées (sans voitures) ;
  • pistes cyclables, voies vertes, sentiers, circuits de balades, chemins et routes ;
  • La Fête du vélo rejoint « Mai à vélo ».

Pendant deux jours, les berges de la Loire ont offert des décors bucoliques aux amoureux du vélo et de la nature. Tout au long du parcours, les organisateurs ont rivalisé d’imagination pour proposer initiations, animations, concours, divertissements tous publics, gratuits et variés. À quand les guinguettes et les bals au bord de l’eau, petites reines ou vieux clous négligemment abandonnés, sans antivol, dans l’herbe folle de l’été ?

Étape 4 : le cargo-bike, pédalier du lien social

Véritable moyen d’évasion, le vélo est salvateur pour ne pas dire guérisseur. Il offre liberté et joie simples, stimule le goût de l’effort, dissout le stress et mène à la paix intérieure. À tel point qu’il suscite des vocations. Une irrésistible envie de partager ce bien-être, cette sérénité, certes, en couple, entre amis, seul  ou en famille, mais aussi avec d’autres, des inconnus, des isolés, des empêchés. Ceux, par exemple,  à qui la société n’offre plus rien d’autre que le gîte et le couvert laissant le reste à l’initiative exclusive d’un entourage trop occupé. Combien de personnes âgées, handicapées, déprimées, oubliées, seules ou tout simplement sujettes à l’ennui espèrent en silence une escapade, une bouffée d’air, une main tendue vers l’extérieur, un peu de vent dans les cheveux ?

Cycling without age (à vélo à tout âge) :

Une association hollandaise a pris conscience du besoin et a créé Cycling without age (À vélo sans âge). La structure prête ses triporteurs et ses mollets à des personnes qui ne peuvent plus compter sur les leurs. Elle offre ainsi un moment hors du temps, un courant d’air, un p’tit bain de foule, une courte virée dans leur ancien quartier, une immersion dans la vie active. Son slogan : « Tout le monde a le droit de sentir le vent dans ses cheveux » :

  • 2012,  date de création.à Copenhague par le Danois Ole Kassow ;
  • 2021, situation :
  • 51 pays adhérents ;
  • 2 500 emplacements de chapitre ;
  • 3 500 trishaws (triporteurs) ;
  • 35 000 pilotes de cycle formés ;
  • + de 1,9 million de personnes desservies ;
  • 90 ans pour le pilote le plus âgé (Jørgen Hass, Danemark) ;
  • 108 ans, pour la passagère la plus âgée Edith Green, de Bournemouth ;
  • 107 ans pour  Gerda Mathiasen, Dragør/Danemark, Mme Yeo Iu, Singapour, et Dagny Carlsson (Suède).

En triporteur Simone !

En 2015, Ditte, une Danoise de 42 ans, Landaise d’adoption, lance le concept en France. Celles qui osent vous propose le lien de la carte interactive des antennes françaises  créées à ce jour : https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/a-velos-sans-age-en-france_511466#6/47.636/5.625

Le principe :  un bénévole pédale sur un vélo-cargo à assistance électrique pourvu de deux places adultes. Sécurité, confort et accessoires sont assurés. Une fois le parcours défini avec les personnes, le conducteur pédale lentement et converse au gré du circuit tout en favorisant la parole des aînés. 

L’association permet de :

  • maintenir un lien intergénérationnel ;
  • promouvoir un moyen de transport écologique ;
  • développer la citoyenneté et le bénévolat ;
  • distiller du bonheur dans la vie des plus âgés ;
  • proposer le service aux maisons de retraite, aux personnes dépendantes et/ou isolées ;
  • montrer aux anciens qu’on ne les oublie pas et qu’on les aime ;
  • inciter au financement participatif.

Bienfaits pour les bénéficiaires :

  • briser la routine ;
  • redécouvrir le monde extérieur (bruits, odeurs, sensations) ;
  • raviver ses souvenirs ;
  • raconter ou revivre l’histoire de sa vie ;
  • reprendre pied dans la société ou la communauté locale ;
  • réapprendre à recevoir.

Séniors et bénévoles raffolent de la prestation. L’expérience est victime de son succès. Les listes d’attente pour un p’tit tour en vélo s’allongent exponentiellement. À vélo sans âge invite au financement participatif pour acheter des triporteurs supplémentaires et satisfaire au mieux la demande.

Vélo-tandem, le handicap en vadrouille : 

Insertion Sport Vélo Handicap Nature (ISVHN) est une association qui permet à des personnes en situation de handicap de s’adonner au sport. Sa spécialité, le tandem :

  • configurer des tandems susceptibles de répondre à  toutes sortes de handicap ;
  • sélectionner des accompagnants diplômés Moniteur cycliste français ;
  • mettre en selle toute personne handicapée qui en manifeste le désir ;
  • alléger le handicap et le partager en duo.

Bicyclette en liesse pour jeunesse en détresse

La Bretagne brise l’isolement des étudiants. Le 22 juin 2021, à Brest, le vélo est au rendez-vous. 

Le Sumpps (Service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé) et l’UBO lancent le projet JOIES (Jeune organisant des interventions entraînantes et stimulantes), financé par la région. Encore une fois, la pratique du vélo maille, tisse, unit et fédère. Au programme : 

  • réparation de cycles ;
  • pique-nique ;
  • balade sur les rives de Penfeld ;
  • etc.

La journée est prévue en partenariat avec les associations Bapav, Défi nutrition santé et Vél’objectif :

  • lutter contre la précarité étudiante,  l’isolement social et les inégalités d’accès à l’engagement dans la société ;
  • favoriser la prévention et la promotion de la santé ;
  • valoriser  les actions au-delà du milieu étudiant, en lien avec le tissu associatif brestois.

À retenir de cette étape riche en leçons de vie :

  • le vélo a un capital sympathie incommensurable ;
  • le vélo ravive le positif en chaque être ;
  • le vélo est propice à la rencontre et au partage ;
  • le vélo, c’est humain et c’est bon pour le moral !

Étape 5 : les séniors à vélo, comme sur des roulettes !

Non, les quinquas, les sexas et les septas ne déraillent pas toujours et ne sont pas forcément accros à la VAE (vélo à assistance électrique). Figurez-vous qu’ils raffolent de vagabondage et osent des périples hallucinants.  Bien souvent contraints par le passage à la retraite, ils attendent patiemment d’abandonner le volant au profit du guidon, l’embrayage au profit du dérailleur. La preuve !

25 000 kilomètres en 20 mois d’épopée à bicyclette sur les routes de la soie :

Secrétaire trilingue et frigoriste, la cinquantaine bien sonnée ou la petite soixantaine, Martine et Dominique osent la Route de la soie. Pas d’avion, pas de train. Un tour de clé et on pédale directement depuis le pas de sa porte pour traverser, tranquilles, 28 pays. Itinéraire en boucle :

  • Départ de l’Alsace ;
  • Europe du Sud ;
  • Europe de l’Est ;
  • Turquie ;
  • Asie centrale ;
  • vol jusqu’en Inde (problèmes administratifs) ;
  • Népal ;
  • Asie du Sud-Est ;
  • Chine ;
  • Mongolie ;
  • Russie ;
  • Europe du Nord.

Ce qu’ils retiennent :

  • une découverte continuelle et omniprésente ;
  • un mélange de sensations intenses qui fait vibrer et vivre ardemment le moment présent ;
  • le ressenti d’une liberté indescriptible ;
  • une alliance découverte et sport ;
  • le mal aux fesses ;
  • des opportunités de rencontres régulières et denses ;
  • des tracasseries administratives ;
  • des échappées belles hors des sentiers battus ;
  • quelques menues réparations ;
  • le sentiment de vivre à 200 % ;
  • une itinérance douce qui laisse le temps d’apprécier chaque instant.

Et surtout :

  • que le monde est bon ;
  • que la surinformation est de l’intox ;
  • que la plupart des gens sont réellement formidables et généreux.

Cyclotourisme et nomadisme à 60 ans :

Depuis leur retraite, Bernadette et Richard parcourent le monde à vélo. Leur secret ? Barouder au rythme que leur autorisent leurs corps, sans date de retour. Cette nonchalance les a portés jusqu’en Thaïlande depuis Morlaix, soit 21 000 kilomètres pédalés en deux ans. La Thaïlande ! Juste une escale ! La balade se poursuit dans toute l’Asie du Sud-Est. De Morlaix, ils ont rejoint la Grèce par les Balkans, fait traverser la mer noire à leurs compagnons de route jusqu’en Géorgie. Puis, ils ont sillonné l’Azerbaïdjan, l’Ouzbékistan, le Kirghizistan, le Kazakhstan, la Russie et la Mongolie. 

Ce qu’ils retiennent :

  • que la proximité avec la nature est régénérante ; 
  • que l’âge n’est pas limitatif ;
  • qu’il est parfois difficile de se libérer du formatage ;
  • que tout est possible ;
  • qu’il suffit d’accepter ;
  • que les auberges de jeunesse sont formidables ;
  • que le couchsurfing et le warmshower font du bien ;
  • qu’une toile de tente dans la steppe, c’est transcendant ;
  • que ça fait du bien de se sentir vivre ;
  • que le réseau solidaire des cyclo-voyageurs n’est pas un fantôme ;
  • qu’ils ne sont pas partis pour fuir ;
  • qu’ils aiment ce style de vie ;
  • qu’ils n’ont plus, ou qu’ils n’ont peut-être jamais eu, l’âme sédentaire ;
  • que la terre est belle !

2e activité de loisir préférée des seniors, le deux-roues 

l’ASTA, Association sportive des toujours actifs, basée à Grenoble. Deux fois par semaine, les 130 adhérents se retrouvent par petits groupes de niveau pour des sorties à la journée. L’avantage de faire partie d’un club ? 

Jean-Claude Serres, 71 ans : « J’ai été membre pendant quarante-cinq ans du club alpin, témoigne-t-il. Je faisais de l’alpinisme, du ski de randonnée… Lorsque je me suis mis au vélo, j’ai pratiqué sept ans sans être dans un club, et puis j’ai eu envie de sortir moins seul. Là, même lorsqu’il pleut, on pédale ! C’est stimulant et je découvre des itinéraires que je n’aurais pas eu l’idée de parcourir seul. »

Yves Rolland, gérontologue et médecin du sport : « En plus des bienfaits sportifs, le cyclotourisme a l’avantage d’être une activité aux vertus sociales, poursuit Yves Rolland, également médecin du sport. Couplée à l’activité physique, cette sociabilité est bonne pour le moral, amène aussi à mieux manger, plus sainement ; elle est déstressante et prévient le déclin cognitif. »  

Jean-Claude Serres : « Avec l’assistance électrique, les voyages à vélo sont moins éprouvants pour le cœur. Avec ma compagne, entre mars et septembre, nous partons tous les mois à vélo, pendant deux à trois jours. Elle a plus de difficultés que moi, alors elle a pris un vélo à assistance électrique (VAE), qui permet de rétablir l’équilibre. »

Michel, 75 ans : « Je trouve la conduite du VAE plus agréable, même s’il est plus lourd que le vélo droit. J’ai vendu ma voiture pour des convictions écologiques et également budgétaires. Je préfère consacrer mon argent aux voyages à vélo plutôt qu’à un véhicule qui pollue. A 61 ans, libéré des obligations professionnelles, j’ai fait ma première escapade : 800 km entre le Nord et la Belgique, puis la Loire, la Corse, les Pyrénées, la traversée de l’Italie et le tour de la Sicile… Mon prochain objectif ? Équiper mon vélo d’une assistance électrique solaire comme celle de The Sun Trip. »  

Guillermo Bomchil, octogénaire, en suspension sur son pédalier, s’exclame : « Le vélo ! Ça entretient aussi la libido ! »

Étape 6 : les vélos du cœur !

Subventionner le soutien scolaire d’enfants en grandes difficultés, revendiquer la place des seniors sur le marché du travail, offrir le cadeau de leurs rêves à des enfants leucémiques, autant de causes défendues et véhiculées par le biais du cyclisme. Peu importe le défi, course, tour de France, randonnée, peu importe le niveau, débutant, amateur, professionnel, le cœur fournit l’énergie, la bicyclette transmet le message. Le vélo du cœur, c’est une équipe qui gagne, un binôme qui fonctionne.

La liste est longue des actions où le vélo se transforme en support de communication et en outil caritatif. Les causes soutenues sont tellement humbles, tellement proches de chacun, et l’effort accompli tellement audacieux, que le public est généralement touché,  attentif, compatissant et généreux.

Étape 7 : pédaler c’est la santé !

À la différence du marcheur qui s’enfonce dans la terre et fait grincer ses articulations, le cycliste danse sur l’air, en équilibre, comme sur un tapis volant. Le vélo,  c’est un passeport  tout âge, l’échappatoire d’une vie étouffante, un mythe à la fois individuel et collectif.  Quand corps et mental se rejoignent pour pédaler, c’est une autre relation à l’effort où le plaisir finit toujours par dissoudre la douleur. Le vélo fait appel à tellement de sens qu’il nous élève.

Pas étonnant qu’on lui consacre un Plan vélo et qu’il s’invite en politique de la ville. Il est la réponse à tant de maux :

  • réchauffement climatique ;
  • pandémie ;
  • moyen de transport ;
  • baisse de pouvoir d’achat ;
  • stress ;
  • problèmes de santé ;
  • mal-être ;
  • Etc.

Du seul point de vue de la santé, faire du vélo améliore les fonctions physiologiques, et contribue à prévenir certaines pathologies liées à l’âge :

  • musculation des cuisses, des mollets et des abdominaux ;
  • entraînement cardiaque et meilleure récupération à l’effort ;
  • prévention de l’hypertension artérielle ;
  • meilleur contrôle des taux sanguins de cholestérol ;
  • lutte contre le surpoids ;
  • amélioration des fonctions respiratoires et du volume pulmonaire ;
  • amélioration de la concentration et de la résistance à la douleur ;
  • meilleurs sens de l’observation et de l’orientation ;
  • antistress ;
  • optimisation du système immunitaire.

Écologique, vertueux et bon pour la santé, le vélo roule dans le sens d’une économie verte et durable.

 

Pour Celles qui osent, il est temps de poser pied à terre et de remiser sacoches, porte-bagages et sonnette. Mais, après un tel périple, on ne va pas se quitter comme ça ! Comme vous le savez, Celles qui osent est un webzine branché, gonflé, libre et plein de surprises. Alors ! Une petite escale dans  la bande de Gaza… Ça vous dit ? Amneh, Sara, Nour et Assalah nous attendent pour une petite pause-café. Vêtues de leggings, gilets longs et baskets de toile, elles s’apprêtent à enfourcher leurs bicyclettes. Bravant les interdictions, le radicalisme religieux, les frustrations et l’enfermement, elles raffolent du vélo et de son petit vent de liberté. Beaucoup les complimentent, d’autres les blâment pour contrevenance à la décence. Peu importe, nous sommes tous très heureux de les avoir rencontrées. Décidément, le cyclisme est un humanisme qui ouvre les portes du rêve et de l’avenir.

Et pour finir,  un grand merci au baron Karl Drais von Sauerbronn à qui l’on doit tant !

Etsie Tessari pour Celles qui osent

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