Elles font bouger les lignes : 5 success-stories de femmes entrepreneures

Qui a entendu parler de Margaret Hamilton ? Née en 1936, elle est à l’origine de la réussite de la mission Apollo 11 de la NASA, mais aussi de la conception des logiciels informatiques. Eh oui, c’est grâce au « sexe faible » que l’homme a marché sur la Lune ! Mais depuis ? Où en est l’entrepreneuriat féminin en France ? En 2019, seulement 10 % des start-ups étaient fondées et gérées par des femmes. Si la part des cheffes d’entreprise est en constante évolution depuis 20 ans, le plafond de verre reste une réalité : selon une étude de l’INSEE, 60 % des entreprises sont dirigées par des hommes (source 2020). L’égalité est encore à conquérir, mais elles sont de plus en plus nombreuses à se lancer. Alors quelles sont les entreprises innovantes au féminin aujourd’hui ? Aventureuses, créatives et inventives, immersion dans l’univers ultra-vivifiant et séduisant de ces femmes d’influence. Démonstration avec 5 parcours d’exception qui nous boostent.

1. Too Good To Go : le plus éco-responsable des business de l’entrepreneuriat féminin

C’est une appli en téléchargement gratuit qui lutte contre le gaspillage alimentaire. L’interface met en relation des commerçants partenaires ayant des invendus et des personnes prêtes à les récupérer. Les produits coûtent en moyenne un tiers de leur valeur marchande réelle. C’est un concept gagnant-gagnant : le commerçant dégage un revenu tout en s’assurant une visibilité, et l’utilisateur découvre de nouveaux magasins et restaurants tout en faisant des économies. Lucie Basch, diplômée de l’École centrale Paris, ingénieure chez Nestlé, fait un état des lieux catastrophique sur l’ampleur des comestibles non consommés et jetés. Le concept est né de ce constat. En 2016, avec deux amis rencontrés en Norvège, elle code une première version de Too Good To Go. Le succès est rapide : dès la première année, la start-up investit le Danemark, la France et la Grande-Bretagne. Deux ans plus tard, elle est élue Femme entrepreneure de l’année et nommée Femme d’Influence 2018.

Et aujourd’hui ? L’appli est téléchargée par plus de 40 millions d’utilisateurs ! La start-up a initié et signé en 2020 un pacte avec 60 acteurs de la filière alimentaire et les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique. L’objectif ? S’engager à rendre plus lisibles les dates limites sur les emballages. Elle a également lancé le réseau #MaVille AntiGaspi pour inciter les communes à réduire le gaspillage sur leur territoire. Une autre initiative est à l’étude pour sensibiliser les jeunes générations via un kit « Mon école anti-gaspi », en partenariat avec les classes et les cantines. Bien plus qu’une appli, Too Good To Go veut repenser l’alimentation de demain. Son mantra ? Rien ne se perd !

2. Glowee : la plus inventive des start-ups fondées par une entrepreneuse

La fondatrice de Glowee, Sandra Rey, est née en 1990. Diplômée de l’école de design Strate, de l’ESCP Business School et de l’INSEAD, elle a eu une idée révolutionnaire : illuminer nos rues avec une nouvelle forme d’éclairage 100 % écologique. Tout part d’une observation. Beaucoup d’organismes vivants produisent de la lumière, comme les vers luisants ou encore les poissons vivant dans les abysses. C’est la bioluminescence. Sandra Rey décide de reproduire ce mécanisme. Concrètement, des souches de bactéries marines luminescentes sont réunies dans un aquarium chargé en eau de mer et en nutriments. Elles produisent alors naturellement une douce lueur liquide tout en mangeant et en se reproduisant. La start-up est lancée en 2014. In fine, elle veut imposer ce procédé comme source d’énergie dans la ville.

Et aujourd’hui ? Elle commercialise des salles de relaxation illuminées pour les hôtels et le milieu du bien-être. Elle propose aussi d’éclairer le mobilier urbain comme les vitrines, les panneaux d’affichage ou encore la signalétique. Cette lumière douce et responsable génère un autre rapport à la ville, plus de bien-être et de confort. Glowee figure dans le classement Forbes « Under 30 », qui recense les entrepreneurs prometteurs de moins de 30 ans. Son ADN ? Nous éclairer !

Lien vers des formations en écriture digitale

🎙 Découvrez l’interview ultra-lumineuse de Sandra Rey, fondatrice de Glowee

3. Yuka : la plus durable des jeunes pousses féminines

Yuka, pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, c’est une application mobile qui permet de scanner le code-barres des produits alimentaires et cosmétiques afin de savoir s’ils sont bons pour la santé. Un système de notation indique, à l’aide de pastilles de couleur, l’impact du produit sur l’organisme. Lancée en 2017, l’appli a déjà été téléchargée 14,5 millions de fois ! À l’origine, trois trentenaires, dont une femme : Julie Chapon. Elle intègre l’Edhec de Lille, puis travaille au sein d’un cabinet de conseil en stratégie numérique. Avec deux copains en 2016, elle développe un objet connecté en forme de carotte permettant de décrypter les étiquettes des produits alimentaires. Ils gagnent le Food Hackathon, marathon informatique qui favorise l’émergence d’idées novatrices. C’est le début du légume magique.

Et aujourd’hui ? La carotte connectée est devenue une application mobile. Elle est présente en Belgique, en Suisse, au Luxembourg, en Grande-Bretagne et en Espagne. Elle est en cours de lancement aux États-Unis. Incontournable, elle a développé une force de frappe impressionnante. Beaucoup de marques et d’industriels font désormais en sorte que leurs innovations remportent une pastille verte sur Yuka, gage d’un produit sans risque pour la santé. À 32 ans, Julie Chapon a reçu le prix Bold Future Award, remis par la marque de champagne Veuve Clicquot, récompensant une femme audacieuse. Son leitmotiv ? La transparence !

4. My Little Paris : la plus séduisante des communautés de la tech

My Little est une histoire de femmes : cinq fondatrices dont Fany Péchiodat. Elle commence sa carrière en marketing avec L’Oréal, puis s’oriente dans le secteur des parfums chez Jean-Paul Gaultier. Amoureuse de Paris, elle crée en 2008 My Little Paris, une simple lettre d’information adressée uniquement à ses amies pour partager ses bons plans parisiens : mode, astuces beauté, déco, culture et bonnes adresses. C’est très vite un succès inattendu. Envoyée tout d’abord à 50 personnes par e-mail, elle devient virale : elle attire 10 000 abonnés en 6 mois et séduit des milliers de lectrices chaque semaine. La petite newsletter se transforme en média nouvelle génération. Sa force ? Un format court, qualitatif doté d’un graphisme minimaliste et un business model publicitaire réinventé. Exit le bandeau commercial, My Little invite les marques à entrer dans son univers tout en gardant la main pour faire passer l’intérêt de ses lecteurs en premier. Résultat, le taux de clic est 20 fois supérieur à la moyenne ! En 2011, l’entreprise se lance dans le e-commerce avec My Little Box. C’est un colis surprise contenant des produits de beauté de marque, livré tous les mois aux abonnés. Et ça cartonne ! Quatre ans après le lancement de sa newsletter, Fany Péchiodat est élue Femme d’Affaires de l’année 2012.

Et aujourd’hui ? Présente à l’international, elle emploie une équipe de 130 personnes et réunit une communauté de 4 millions d’abonnés. Ses « box » sont envoyées chaque mois à 150 000 individus. Le coup de maître ? Partir d’une simple newsletter pour en faire un véritable business !

5. The Bureau : la plus digitale des entreprises innovantes au féminin

The Bureau est une agence de conseil en stratégie nouvelle génération qui accompagne les entreprises lors de leur transformation numérique. Sa fondatrice, Delphine Remy-Boutang, fait un parcours sans faute de 13 ans chez IBM. Elle devient en 2006 directrice du social media d’IBM Monde. Elle fonde The Bureau en 2011 à Londres, puis en 2013 à Paris. En 2015, elle est nommée « Femme en Or Digitale », un prix qui met en lumière les talents d’exception. Très militante auprès des entrepreneuses, elle crée avec Catherine Barba la Journée de la Femme Digitale, puis le club JFD Connect qui réunit les femmes évoluant dans le numérique. Son ambition ? Encourager les filles à s’investir dans l’univers de la tech. Elle décerne depuis 2013 « le prix Margaret » qui récompense l’entrepreneuriat féminin et s’emploie à révolutionner la société grâce au digital.

Et aujourd’hui ? The bureau, présent dans 3 pays, enregistre depuis 8 ans une croissance record de +600 %. Implacable ! La JFD est un rendez-vous devenu incontournable. Sans oublier la publication d’un livre Elles changent le monde, qui vise à sensibiliser aux opportunités qu’offre la tech. Son slogan ? « Les femmes doivent « entreprendre » leur vie […] » !

Pour aller plus loin sur le rôle de l’innovation comme levier d’émancipation, lisez notre article sur Femmes Enov, l’entreprise qui valorise les femmes dans le numérique.

« Le 21 e siècle sera féminin ou ne sera pas, c’est le moment pour nous, les femmes, de prendre notre place, il ne faut pas attendre qu’on nous la donne […] » Delphine Remy-Boutang.

L’entrepreneuriat au féminin, ça marche ! Tous les voyants sont au vert. Le contexte pour créer sa boîte a clairement évolué depuis 15 ans. La révolution numérique, la digitalisation de la société et l’apparition de nouveaux business models ont permis l’accélération des entreprises innovantes au féminin. Une constante demeure dans la façon d’entreprendre : oser passer à l’action !

🚀 Découvrez l’histoire passionnante de celle sans qui rien n’aurait été possible : Margaret Hamilton, la mère de l’informatique moderne

Valérie Chevalier, pour la Celles qui Osent
Article rédigé lors du cursus de formation en rédaction web chez FRW.

Sources :
https://www.insee.fr/fr/statistiques/5229846
https://www.inpi.fr/fr/innovation-la-galerie/inspirations/ne-nait-pas-innovatrice-le-devient
https://www.bpifrance.fr/nos-actualites/quelles-differences-entre-une-femme-creatrice-et-un-homme-createur-dune-entreprise-innovante
https://lelab.bpifrance.fr/Etudes/entreprendre-au-feminin-10-ans-de-creation-d-entreprise-innovante

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