Qui sont les femmes du gouvernement d’Élisabeth Borne ?

Dans le gouvernement d’Élisabeth Borne, Première ministre d’Emmanuel Macron pour son nouveau quinquennat, la parité est presque respectée. Il y a certaines ministres que l’on connaît déjà, comme Amélie de Montchalin ou Agnès Pannier-Runacher. D’autres, fraîchement nommées, nous sont moins familières (Rima Abdul Malak, Catherine Colonna…). Alors qui sont les femmes du gouvernement Borne, et d’où viennent-elles ?

Catherine Colonna : la seule femme du gouvernement Borne à la tête d’un ministère régalien

C’est, malheureusement, la seule femme à diriger un des ministères régaliens, connus pour être de véritables bastions masculins : le ministère des Affaires étrangères. Née en 1956 à Tours, fille d’ un père agriculteur, Catherine Colonna choisit, dès sa sortie de l’ENA en 1983, une carrière diplomatique. Elle travaille notamment, lors de la chute du mur de Berlin, sur les questions européennes, alors en plein essor. Elle fait un premier passage au ministère des Affaires étrangères en tant que ministre déléguée aux Affaires européennes de 2005 à 2007, sous le gouvernement Villepin. Avant d’être nommée par Élisabeth Borne, Catherine Colonna était ambassadrice de France au Royaume-Uni, de 2019 à 2022. Elle est l’une des rares femmes porteuses de ce titre prestigieux, puisque trois quarts des ambassadeurs sont des hommes. C’est également la deuxième femme, après Michèle Alliot-Marie entre 2010 à 2011, à occuper ce portefeuille ministériel.

Rima Adbul Malak, ministre de la Culture

Née au Liban en 1979, Rima Abdul Malak grandit à Beyrouth jusqu’à ses dix ans, mais sa famille est contrainte de fuir vers la France en raison de la guerre civile. Elle emménage donc à Lyon, et obtient la double nationalité. Diplômée de l’IEP de Lyon, elle effectue ses premiers pas professionnels dans le milieu humanitaire, et dirige l’association Clowns sans frontières, dont l’objectif est d’apporter, grâce au rire et au spectacle, un soutien psychologique et social aux populations migrantes et victimes de crises humanitaires. Elle travaille ensuite pour la Mairie de Paris, et participe à plusieurs projets, comme la création de la Philharmonie, ou du cinéma le Louxor. De 2019 à 2022, elle devient la conseillère « culture et communication » à l’Élysée, et est notamment à l’origine de la mise en place du pass culture pour les jeunes de 18 ans.

Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé

À première vue, Brigitte Bourguignon n’avait pas le profil d’une ministre. Ancienne secrétaire médicale, issue d’un milieu social modeste, veuve à 36 ans avec trois enfants à charge, elle rappelle qu’elle n’est pas « bardée de diplômes ». Elle commence sa carrière politique à un niveau local, d’abord employée au centre communal d’action sociale de Boulogne-sur-Mer dont elle est originaire. Elle devient ensuite adjointe au maire pour les questions de santé, de petite enfance et d’accessibilité de la ville aux personnes handicapées. En 2012, alors encartée Parti socialiste, elle est élue députée de la sixième circonscription du Pas-de-Calais. Elle préside la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale de 2017 à 2020, et devient, en 2020, ministre déléguée chargée de l’Autonomie.

Sylvie Retailleau, ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur

Sylvie Retailleau a un parcours de chercheuse : après un cursus de physique à l’ENS Paris-Saclay, elle est enseignante-chercheuse à l’université Paris-Sud. Elle devient présidente de l’université Paris Saclay, qui regroupe quatre grandes écoles et sept laboratoires de recherche, et qui est parvenue à la 13e place du classement de Shanghai des meilleures universités au monde. La nouvelle ministre de l’ESR est confrontée à des défis urgents, comme la précarité étudiante, l’attractivité des métiers d’enseignants et un meilleur budget pour la recherche.

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Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique

Agnès Pannier-Runacher rencontre Emmanuel Macron en 2007, alors qu’ils sont tous deux inspecteurs des finances. En 2018, elle devient secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances et depuis 2020, officie comme ministre de l’Industrie au sein du gouvernement Castex. Agnès Pannier-Runacher doit s’attaquer au vaste plan de relance nucléaire initié par Emmanuel Macron pour lutter contre le réchauffement climatique. La transition des dernières centrales à charbon fait notamment partie des dossiers les plus brûlants.

Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique du gouvernement Borne

Amélie de Montchalin, ancienne ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, devra travailler main dans la main avec Agnès Pannier-Runacher sur les questions environnementales. La nomination de ces dernières a été longuement critiquée par les ONG et les défenseurs de l’environnement, en raison de leur méconnaissance des problématiques environnementales et leur passé dans le milieu industriel. Macroniste de la première heure, Amélie de Montchalin est élue députée LREM de la sixième circonscription de l’Essonne, puis devient coordinatrice du groupe LREM à la commission des Finances. Elle monte ensuite en grade, et est nommée vice-présidente de LREM à l’Assemblée, puis secrétaire d’État chargée des Affaires européennes avant de devenir ministre de la Transformation et de la Fonction publiques.

Amélie Ouéda-Castéra, ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques

Amélie Ouéda-Castéra avait tout pour être ministre des Sports. Joueuse de tennis de haut niveau, elle gagne trois championnats de France dans la catégorie jeune, mais abandonne sa carrière naissante à l’âge de 18 ans pour se dédier à ses études. Après un parcours classique d’énarque, elle est nommée à la Cour des comptes en 2004, qu’elle quittera en 2018. Elle fonde alors l’association Rénovons le sport français, et prend la tête de la Fédération française de tennis en mars 2021.

La politique vous intéresse ? Vous pouvez lire notre article sur la parité, ou sur l’extrême-droite et le féminisme.

Victoria Lavelle

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