Chères lectrices, je suis ravie de vous faire découvrir le parcours de Mélanie Garcia, naturopathe et auteure du blog La vie est belle au naturel. Durant cette interview, Mélanie partage avec nous son parcours dans le monde du web entrepreneuriat. Elle nous parle de ses succès, mais aussi de ses échecs, de son état d’esprit et de tout ce qui l’a nourrit pour lui permettre d’en arriver là aujourd’hui. Vous pouvez également retrouver ce premier épisode de notre chaîne de podcast directement sur soundcloud (la qualité du son n’est pas terrible, mais je promets de m’améliorer pour les prochains ;-)). Je vous souhaite à tous une bonne lecture / écoute. 

Mélanie Garcia

Marie : Bonjour Mélanie, je suis ravie de te retrouver sur notre chaîne et je te remercie d’avoir accepté notre invitation. Je vais te demander de te présenter pour celles qui nous écoutent (ou qui vont nous lire).

Mélanie : Bonjour à toi. Je suis Mélanie Garcia, je suis naturopathe et éducatrice de santé au naturel et j’ai un site qui s’appelle La vie est belle au naturel, sur lequel je propose des conseils pour présenter la naturopathie, pour aider les femmes à prendre leur santé en main et en devenir actrice pour arrêter de subir la maladie, leur corps, pour pouvoir s’épanouir et vivre la vie dont elle rêvent.

C’est un joli but. Qu’est-ce qui t’a donné envie de créer ce blog dans ton parcours professionnel ?

Ça a été très particulier parce que j’ai fais mes études de naturopathie et ensuite je suis partie vivre à l’étranger, donc au Mexique. Là-bas, très peu de gens connaissent la naturopathie et je me suis demandée commente j’allais me faire connaître et je me suis dit “Tiens, pourquoi ne pas faire un blog.”. Du coup je pensais faire un blog en espagnol, sauf que j’avais pas réalisé que c’était quand même compliqué d’écrire des articles en espagnol et du coup je me suis dit, quitte à écrire en espagnol, autant écrire aussi en français, car de toute manière je vais les écrire en français avant, et finalement je suis restée sur le blog en français, car ça me prenait déjà pas mal de temps. Je me suis rendue compte que c’était compliqué pour moi d’écrire des articles sur la santé en espagnol, donc voilà comment je suis arrivée au blogging, totalement par hasard.

Mais du coup tu exerçais ton activité en présentiel avec des personnes au Mexique ?

En fait, tout de suite après mes études je suis partie au Mexique et personne ne savait ce que je faisais. C’est pour ça que j’ai pensé au blog, parce que je galérais un peu.

C’est un peu plus international en fait, le blog ça t’ouvre un marché…

Francophone dans le monde entier ! C’est plus large que les Mexicains qui ne connaissent même pas la naturopathie !

Du coup il me semble que tu as suivi la formation Blogueur Pro d’Olivier Roland, qu’est-ce qui a changé dans ta vie depuis que tu es devenue blogueuse ? Parce qu’aujourd’hui, c’est ton activité à plein temps.

Oui, c’est mon activité principale. Ben en fait, qu’est-ce qui a changé… tout !  À la base, je ne savais même pas ce qu’était un blog. Pour moi c’était une fille qui raconte sa vie sur internet. À la base je voulais faire un site internet pour expliquer ce qu’est la naturopathie et c’est là que j’ai découvert le monde du blogging. J’ai commencé avec WordPress, ça m’a semblé hyper compliqué et je me suis dit qu’il fallait que je prenne une formation, car je ne voulais pas passer des années à faire mon truc. J’avais aussi compris qu’il y avait le SEO, tout ça, j’ai vu par hasard le blog d’Olivier Roland et je me suis inscrite et c’est là que j’ai découvert qu’on pouvait en faire son activité principale et proposer des programmes. Ça a été une vraie découverte pour moi !

Comme pour beaucoup je pense.

Oui ! Donc ça a tout changé et notamment la mentalité que j’avais autour de tout ça. Ça m’a ouvert plein de portes que je n’imaginais même pas.

Tu as évoqué le fait qu’au Mexique ta clientèle ne savait pas ce qu’était la naturopathie et ce que ça pouvait apporter, mais en ville par exemple, qu’est-ce qui pourrait pousser quelqu’un comme moi, qui a envie de consulter un naturopathe, à passer par quelqu’un comme toi en ligne, plutôt que d’aller consulter quelqu’un en direct ?

Je pense qu’il y a deux choses qui font qu’aujourd’hui beaucoup de gens vont sur internet :

  1. le rythme de la vie fait qu’on a plus le temps de prendre des RDV, de se garer, d’attendre en salle d’attente, etc. Prendre un RDV avec un thérapeute prend quasiment une demie journée, ce qui est énorme pour les gens !
  2. aujourd’hui, énormément de thérapeutes sont des charlatans comme on dit, c’est très difficile de reconnaître les professionnels de qualité. Sur internet, grâce au blog, les gens apprennent à nous connaître et à savoir de quoi on parle, si ils partagent notre avis, ce qui donne une crédibilité à la personne. Les lecteurs nous connaissent d’avance et ont moins peur de venir vers nous, ils ont davantage confiance.

Je pense que ces deux choses-là sont hyper importantes et font que les gens ont tendance à aller plutôt en ligne que vers un thérapeute classique.

Est-ce que tu considères que tu as une approche particulière sur le sujet par rapport à d’autres praticiens ?

Oui, j’ai une approche différente dans le sens où comme c’est en ligne, je travaille d’une autre manière qu’en cabinet. Pendant une consultation on n’a pas le même rapport avec la personne et quand on fait des programmes en ligne, des formations ou des choses comme ça, c’est encore une autre façon de travailler, car on parle à plusieurs personnes à la fois, sans savoir qui est en face. On ne peut pas lui poser de questions, c’est donc une façon de penser et de réfléchir son travail différemment, donc oui, l’approche est différente. Après mon approche en tant que naturopathe vient de l’école dans laquelle je suis allée. Je pense que comme je travaille en ligne, je fais beaucoup plus de recherches qu’un naturopathe qui est dans un cabinet et qui n’a pas beaucoup de temps entre les RDV. Mon temps est composé différemment, ce qui me permet d’aller plus loin dans certains points et de me spécialiser. Je pense que j’arrive à avoir une pratique plus profonde que des naturopathes dans un cabinet.

Je comprends. Et le rapport que tu as avec tes élèves, puisque tu as créé un programme, on peut dire de “reprogrammation alimentaire” ?

Oui c’est la reprogrammation du corps pour pouvoir permettre au corps de mincir naturellement et durablement.

Donc c’est le programme MiôNa. Du coup quel est le rapport que tu as avec ceux qui suivent ta formation ? Car n’importe qui peut s’inscrire, il n’y a pas de moment particulier où tu ouvres les inscriptions.

Non c’est ouvert tout le temps. Ce que j’ai fait, c’est qu’il y a les cours, une session par jour durant 21 jours avec un exercice à faire. Le rapport que j’ai avec elles c’est qu’il y a un chat dans lequel elles peuvent communiquer avec moi personnellement, si elles ont des difficultés ou quelque chose qu’elles veulent partager avec moi, elles peuvent le faire et de manière totalement personnelle sans que tout le monde soit au courant. Deuxième chose, à chaque module, on fait un bilan ensemble. Elles répondent à un questionnaire et moi après je leur fait un retour. Même si c’est en ligne et ouvert à tout le monde, il y a quand même un rapport personnel avec chaque personne.

C’est vrai que sur internet c’est ce qui peut un peu faire peur aux personnes avant de s’engager, c’est ne pas avoir ce rapport physique contrairement à une personne que tu consultes.

Oui et je pense que du coup, quand on fait des consultations, on voit la personne une fois, ou peut-être deux ou trois, mais la consultation dure une heure. On n’a donc pas beaucoup de temps pour penser à tout ce qu’on veut dire et on ne peut pas non plus donner toutes les informations à la personne, autrement elle risque d’être submergée. Là, l’intérêt du programme est d’avancer petit pas par petit pas. On peut me poser des questions en toute liberté. Certaines personnes me racontent presque leur vie pour m’expliquer leur problématique, ce qui m’aide à personnaliser et à motiver. Lorsqu’on me dit “Mélanie, je suis démotivée, qu’est-ce que je peux faire “, je suis là pour apporter un coup de pouce. Elles ne se permettraient probablement pas de faire ça avec un praticien traditionnel. La plupart des gens qui prennent le programme prennent une consultation en plus pour approfondir et aller plus loin s’il y a des problèmes plus personnels. C’est très complémentaire.

Il doit y avoir aussi peut-être une question de tarif. Une consultation traditionnelle, pour avoir un suivi sur plusieurs séances et avoir le temps de couvrir tous les sujets et de mettre en place des changements et de pouvoir comparer et voir son évolution, je pense que ça doit être un sacré budget comparé à ce que représente une formation en ligne.

Oui, car là c’est une session par jour où on aborde un sujet pendant 21 jours, soit 21 sessions. Là elles ont tout pour le prix d’une session, même moins cher. C’est vraiment complémentaire à la consultation.

Du coup aujourd’hui, est-ce que tu as compté combien de personnes ont déjà rejoint ta formation ?

Oui bien sûr ! J’ai lancé le programme MiôNa en ligne début 2018 et aujourd’hui, j’ai 2 600 clientes qui ont suivi le programme.

Une belle réussite !

Oui je suis contente, c’est bien et je suis contente des résultats et des retours supers que j’ai.

Qu’est-ce qui a fait le succès de ton blog selon toi ? Comment tu as réussis à te faire connaître dans ce milieu-là et à attirer ces nouveaux clients ?

En fait il y a eu deux phases. Il y a eu Olivier Roland avec Blogueur Pro. J’ai lancé un premier programme avec ma liste, mais je n’avais pas eu le succès que j’espérais et j’ai fais une autre formation qui s’appelle Business Révolution et c’est vraiment avec la pub Facebook. En fait tu fais de la pub, tu créés ta page de vente, mais le truc qui a vraiment marché pour moi, c’est que j’avais le blog derrière. Elles voyaient la pub, elles me connaissent pas, j’arrivais dans leur fil d’actualité, elles voyaient ma page de vente et après elles allaient voir qui j’étais et elles prenaient confiance, car elles voyaient que j’avais plein d’articles et que je parlais de naturopathie en profondeur. Elles osaient ensuite sauter le pas. C’est donc l’ensemble des deux.

Sur Blogueur Pro c’est intéressant de voir qu’en fait tu as fais un premier lancement qui n’a pas fonctionné, mais que tu as quand même continué et t’as pas lâché le truc et tu es allé chercher au-delà de ça.

Oui, Blogueur Pro nous apprend vraiment à créer le blog jusqu’au lancement du premier produit, mais je pense que comme la plupart des thérapeutes, j’ai du mal à me vendre et même si la formation apprend à créer une page de vente, j’avais besoin de plus. Je ne maîtrisais pas du tout le côté marketing ou copywriting, c’est quelque chose qui était vraiment difficile pour moi. C’est la raison pour laquelle après, je me suis dit “ok, d’autres personnes réussissent très bien avec Blogueur Pro donc c’est pas le problème de ça, c’est que moi j’ai besoin de travailler sur autre chose.”. C’est très large tout ce qu’on peut faire sur internet, des formations, des webinaires, des pages de vente, après il faut maîtriser la pub Facebook, il y a tout un écosystème autour de ça et il faut trouver celui qui te correspond à toi. Pour moi clairement, le lancement que j’ai fait en suivant la méthode d’Olivier Roland m’a beaucoup stressé et je n’ai pas aimé ça. Je me suis épuisée, ça ne me convenait pas. Je me suis donc dit qu’il y avait sûrement autre chose et du coup c’est là où j’ai trouvé ce qui me correspondait le mieux.

Tous les blogueurs avec lesquels j’ai échangé sur cette fameuse période de lancement, c’est toujours stressant et il y a le côté “Tu te lances dans un truc sans savoir ce qui vas se passer derrière”, avec tout ce que ça comprend.

Déjà, il faut faire le lancement, donc créer la page de vente et tout ce qu’il y a derrière et c’est un univers que je ne connaissais pas. Je suis naturopathe à la base. Après ça, il faut créer le produit et à cette étape ce n’est pas forcément déjà fait. Quand t’as fini ton lancement, t’es épuisée. T’as passé un mois à tout préparer, une semaine de dingue à envoyer des mails, à faire les montagnes russes avec ton compte en banque en se demandant si ça va vendre ou non, à te demander si tu fais une vente ou non, enfin, émotionnellement c’est hyper intense. Mais une fois que t’as fini ça, c’est pas fini ! Faut gérer les clients, il faut garder de l’énergie. Ça m’a donc totalement épuisé, en plus j’avais prévu un programme sur 4 mois, ce qui était disproportionné, enfin voilà. Le lancement maintenant c’est ma terreur, j’ai plus du tout envie de faire ça. Si je dois le refaire, je serai accompagné de quelqu’un parce que c’est trop.

Je pense que tu referais peut-être les choses différemment maintenant que tu as une première expérience et que tu as eu des retours sur certains points. 

Oui et il y a aussi d’autres stratégies. Le lancement n’est pas obligatoire, d’autres stratégies sont moins éprouvantes émotionnellement que tu peux mettre en place entre 2 et 4 fois par an, car autrement tu as beaucoup de revenus qui arrivent d’un coup mais plus rien après. Ça aussi ça peut être difficile à gérer. Après il y a aussi les webinaires, pour moi les pubs Facebook fonctionnent plutôt bien et elles tournent tous les jours. Tous les jours je fais des ventes et ça se fait petit à petit, je n’ai pas la pression de me dire qu’il faut absolument que je gagne de l’argent ce jour-là. Il y a donc différentes stratégies qui peuvent aussi s’assembler, c’est hyper riche, il y a un vrai panel de choses que tu peux faire pour trouver ce qui te convient.

C’est vrai qu’on lit tellement de choses sur internet, il y a tellement de méthodes, de stratégies, de visions différentes et de conseils, que au début quand on commence et qu’on s’y connaît pas forcément on a tendance à écouter ce qu’on nous dit, mais on se rend compte que c’est pas toujours ce qu’il y a de plus approprié pour soi.

Moi je suis dedans depuis 4 ans et si tu regardes à la fin, le discours est toujours le même mais les stratégies sont différentes. La base est toujours la même, tu peux donc apprendre la base avec une personne et après voir quelle stratégie tu peux utiliser pour appliquer cette base. Mais au final si tu regardes bien, le discours sur la manière de construire son propre marketing est toujours le même.

Est-ce que tu t’es fait accompagner depuis que tu as créé ton blog au quotidien ? Pour la gestion de tes emails, sur les aspects marketing, etc. 

En fait j’ai délégué tout ce qui n’est pas stratégique : le support client, les réponses aux prospects, les questions sur le programme, etc. J’ai délégué aussi tous les tableaux, la compta et toutes les choses que je n’aime pas faire. Après il y a des choses que je ne peux pas déléguer, comme le contenu de mon programme et là j’ai commencé à déléguer les articles de mon blog, car je n’avais plus le temps. Quand on commence à avoir 2 500 clientes, même si elles tombent pas toutes en même temps, ça prend du temps. J’ai donc commencé à déléguer cette partie-là tout en gardant la main dessus, car j’ai beaucoup de mal à déléguer. C’est très dur pour moi ! J’ai l’impression que je suis la seule à pouvoir faire les choses.

Oui c’est difficile d’apprendre à déléguer et en même temps, tu l’as dis toi-même, il y a certaines choses sur lesquelles tu as une vraie valeur ajoutée et sur lesquelles personne ne peut te remplacer, notamment les réponses aux personnes qui te posent des questions spécifiques sur le fond, là où sur les aspects plus techniques et administratifs c’est plus facile de laisser la main.

En fait pour moi ça a été vraiment un challenge de déléguer parce que j’étais prête pour ça et de toute manière je n’avais plus le temps, sauf que je ne savais pas comment expliquer ce que je voulais déléguer. C’était très clair dans ma tête, mais je n’arrivais pas à l’expliquer à la personne. C’est pas facile, c’est un exercice, encore un autre apprentissage ! Il faut faire comprendre à la personne ce que tu veux et moi, à chaque fois que je demandais quelque chose, la personne me donnait un truc qui avait rien à voir. Je me disais qu’elle comprenait rien et au final je me suis rendue compte que c’était moi qui m’expliquait pas comme il le fallait.

Après une fois que tu as trouvé la bonne personne et que ton process est calé en principe, ça commence à rouler.

Voilà, il faut trouver la bonne mécanique. Le truc c’est qu’au départ ça prend du temps de déléguer, car il faut tout expliquer. Une fois que tout est rôdé, c’est nickel, c’est royal mais au départ… surtout que c’est généralement quand on est débordé qu’on commence à déléguer.

Oui ! Du coup aujourd’hui, tu as délégué une partie de tes articles et le reste tu gardes la main ?

Oui, je délègue le contenu, même si je reprends les trucs derrière pour mettre ma patte, mais j’ai délégué toute la partie support client et compta.

Donc finalement aujourd’hui, ce qui te prend le plus de temps c’est quoi ? 

Le côté marketing. Créer du contenu ça prend du temps mais c’est un plaisir, mais le côté marketing, gérer les pubs Facebook, écrire les pages de vente, vérifier, tout ça je ne pense pas que je puisse le déléguer. Il faut vraiment trouver un équilibre, car ça coûte aussi assez cher et après tu n’arrives plus à être rentable. Aujourd’hui, c’est ça qui me prend le plus de temps, le marketing, le copywriting et le choix des stratégies.

Tu es présentes sur quels réseaux du coup ? 

Pour l’instant je suis sur Facebook et c’est tout. Je n’ai pas accroché avec Twitter et Instagram j’hésite encore. Ça a l’air d’être le truc vers lequel il faut aller, mais j’aime pas trop me montrer, montrer ma vie, des photos ou partager ce que je mange. En fait j’ai beaucoup de mal avec les réseaux sociaux. Je suis sur Facebook parce que j’y suis obligée, mais c’est un truc que je supporte pas.

Tu n’es pas la première que j’entends dire ça, c’est pour ça que je suis intéressée de voir comment tu as appréhendé cette dimension parce que c’est vrai que dans ton métier de base, les réseaux sociaux n’ont pas grand chose à voir. Tu as donc dû apprendre sur le tas et trouver ce qui te plaisait et fonctionnait pour toi, comme Facebook. 

Oui exactement.

Aujourd’hui, est-ce que tu pourrais nous parler d’une journée type dans ta peau ? À quoi ressemblent tes journées ?

Il n’y en a pas une qui se ressemble, elles sont toujours différentes mes journées et c’est ça que j’aime dans le fait d’être sur internet. Tu peux construire tes journées comme tu as envie. Parfois tu as des trucs qui te tombent dessus et du coup ça chamboule tout ce que tu avais prévu. Des fois le matin je me lève je me demande ce qu’il va se passer aujourd’hui. J’ai un rythme assez particulier parce que comme je suis au Mexique et que mes clients sont principalement français, il y a un décalage horaire de 7 heures et je commence mes journées de travail à 07 h du matin parce que cela fait 14 h en France et ça me laisse encore du temps l’après-midi pour pouvoir communiquer avec les français. Parce que si je veux poser une question à un support technique ou un truc comme ça, je perds 3 jours le temps d’avoir la réponse. J’ai vraiment calé mes journées de cette manière-là. Je me lève à 05 h du matin, je fais du sport, je fais un peu la miracle morning, méditation tout ça, puis à 07 h je commence à travailler. Je m’arrête vers 12 h, je fais une pause de 2 heures et je retravaille l’après-midi jusque 18 h environ, ça me fait donc des grosses journées. En fait, des fois je travaille, je m’arrête et je fais autre chose, ça dépend. Si j’ai beaucoup de travail je travaille jusqu’à 18 h, autrement je vais peut-être lire, suivre une formation, discuter avec quelqu’un, faire une interview. Tout ça c’est du travail, mais c’est du travail fun.

En fait tu consacres tes matinées à tes clients pour caler les fuseaux horaires et le reste de ton temps est un peu organisé en fonction de ce qui vient. 

Oui. C’est plus l’après-midi que je travaille sur le côté stratégique et tout ça. Le matin c’est plus client.

Tu as parlé d’un truc qui m’intéresse beaucoup, tu as parlé de la miracle morning, un livre qui a inspiré de nombreuses personnes. Est-ce que pour toi c’est important d’avoir cette routine le matin quand tu te lèves avant de commencer ta journée ? 

Oui c’est essentiel. Quand je le fais pas, je pars complètement en vrille ! Je vais dans tous les sens et je me laisse happer par tous les petits stress. Quand je fais mon miracle morning, je suis centrée, je sais où je vais, j’avance dans la journée et je me laisse pas parasiter par tout le reste. C’est pareil pour Facebook. Rien que pour aller répondre à des questions, il faut y aller, sauf que quand tu te connectes, tu as ton fil d’actualité qui est là et au départ je me faisais happer par ce truc et je passais mon temps sur YouTube et Facebook. Il y a toujours quelque chose à voir et tu pars dans tous les sens ! Le miracle morning m’aide à rester focus. Mon gros problème au départ, c’est que j’avais un trop plein d’informations qui m’arrivait et je n’arrivais plus à travailler. Je passais mon temps à regarder les choses. Il a donc fallu que je mette en place des trucs pour essayer de m’empêcher de me disperser. La difficulté lorsque l’on est infopreneur c’est que l’on est tout seul devant un ordinateur, on est notre propre patron et on fait ce qu’on veut de nos journées. On n’a pas vraiment d’horaires et il n’y a plus d’obligations, on fait ce qu’on veut quand on veut et c’est là où on part en vrille ! On se dit “Ça c’est pas important, je peux le faire après, ça je dois le regarder maintenant !”.

Les 5 minutes se transforment en une demi-heure, une heure, deux heures et la journée passe et on se demande ce qu’on a fait. 

C’est ça ! Le miracle morning m’aide à me focaliser et à me centrer.

Est-ce que tu suis le mode d’emploi de l’auteur ou est-ce que tu l’as adapté en fonction de ce qui te faisait du bien à toi ?

Je fais à peu près toutes les étapes, mais dans un ordre différent qui me convient mieux. J’essaye de faire un peu de tout tous les matins.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton métier, dans ta nouvelle vie d’infopreneuse ? 

Le fait de pouvoir aider autant de personnes. Si j’avais un cabinet, je ne pourrais pas aider 2 500 clientes, ça aurait été impossible. Rien que ça, c’est énorme de pouvoir avoir un impact beaucoup plus large. Les retours des clients sont assez phénoménaux. Quand on a un cabinet, les gens ne reviennent pas forcément pour te dire “c’était génial”. Là ils laissent un petit mail, ils font des témoignages et il y a un vrai rapport entre la qualité de ce que tu offres et le retour des clients. Ça c’est ce qui me plaît le plus. Après c’est aussi la liberté de pouvoir organiser mes journées. Je prends du plaisir à ce que je fais, peu importe ce que je fais. Je ne me dis pas qu’il faut que je termine à 18 h, c’est juste un plaisir de travailler. Je n’ai pas le truc de “chouette c’est vendredi on est en week-end”. Le dimanche, je presque en train de dire “vivement lundi !”.

Oui c’est une autre vie, où les jours fériés n’existent plus et les horaires non plus.

C’est tout à fait ça. Et puis il y a des jours où je vais travailler et d’autres où je vais me former et du coup j’apprends des tonnes de choses. En 4 ans j’ai appris à être web marketeuse, à écrire des pages de vente, à rédiger. Je n’en reviens pas du panel de choses que j’ai apprises, c’est dingue. tous les jours j’apprends un nouveau truc. C’est ça aussi qui fait que tu continues malgré le fait que parfois ça peut être compliqué. On apprend tellement de choses sur soi, sur son business ou sur le métier. C’est très riche.

C’est paradoxal, car souvent on a tendance à penser que quand on est à son compte, qu’on est freelance ou entrepreneur, on fait ce qu’on veut et que si on n’en a pas envie on travaille. C’est vrai, mais on fait aussi beaucoup plus d’heures au final que dans un cadre de salarié.

Complètement. Il y a des jours où je travaille peut-être 14 h, mais je le fais parce que ça me plaît. Le lendemain par contre je vais me dire que hier j’ai bossé 14 h et qu’aujourd’hui je ne vais bosser que 5 heures. Après j’organise mes journées comme je veux, mais ça reste un plaisir. Même le marketing, qui est un truc que j’aime pas, au final ça me fait plaisir. C’est pas comme aller au travail et se dire “Olala je vais voir mes collègues”, y’a pas tout ça. L’autre truc aussi, c’est que d’un coup tu rentres dans une espèce de communauté de gens qui sont dans le même esprit que toi et qui sont tout aussi positifs. C’est ça qui est génial, car même en cas de coup de mou, il y a toujours quelqu’un derrière pour te motiver. C’est une ambiance très positive, alors que quand tu travailles dans une entreprise, la plupart des gens sont toujours en train de se plaindre. En France, on aime bien râler, alors que là on est dans un autre univers où on positive. Ce ne sont plus des difficultés mais des challenges. Même quand c’est compliqué, c’est pas grave parce que tu sais que tu vas avancer et apprendre. C’est ça qui fait aussi que le matin, même quand c’est difficile et qu’il y a des moments où t’en as juste marre, c’est pas grave parce que tu continues pour ça.

C’est vrai que quand on est tout seul devant son ordinateur, ça peut être un peu pesant pour certaines personnes de ne pas avoir ce contact et cet échange avec les collègues, les clients. Est-ce que tu as rejoins des communautés ?

Surtout au Mexique. Personne sait ce que je fais, personne ne me comprend et quand je vis ici je peux pas parler de ce que je fais avec les gens. Je suis extraterrestre pour eux, déjà au niveau de la naturopathie et encore plus quand je dis que je fais un truc en ligne. Donc pour moi c’est hyper important d’avoir des connexions. Avec Blogueur Pro j’ai noué des amitiés avec certaines personnes, on a créé des groupes. L’une de mes meilleures amies vient de BP et on chat tous les jours. On s’envoie des messages, on est presque fusionnelles dans nos business alors qu’on fait deux trucs complètement différents. Après, j’ai fais des immersions, des séminaires ou des choses comme ça. Quand je vais en France, j’essaye toujours d’y aller à un moment où il se passe quelque chose avec des infopreneurs. Là-bas tu rencontres plein de gens, tu fais des connaissances très intéressantes. Après, là par exemple je suis dans le groupe de Franck Rocca qui fait beaucoup de pubs Facebook et il y a des tonnes d’entrepreneurs hyper motivés. Après on fait des teams et tout est fait pour qu’on se retrouve et qu’on arrive à se motiver les uns les autres.

Tu es vraiment dans une dynamique d’échanges, de partage et de soutien.

Oui et je pense que c’est essentiel. Sans ça, je pense que c’est impossible d’y arriver. Si tu es tout seul derrière ton ordi, parce qu’il y a des moments où ça ne marche pas, c’est là que tu as besoin de ces personnes-là, de ces soutiens-là qui t’encouragent, qui te donnent leur retour. Quand t’es tout seul en train de faire ta page de vente par exemple, t’es tellement dans ta tête que quand les gens te disent “on comprend rien à ce que t’as voulu dire” et que tu étais persuadée que c’était hyper clair, ça change tout. Puis tu reviens dessus 10 jours après et tu te dis “Ah oui en effet, ça veut rien dire ce que j’ai dit”. Tout cela tu ne peux pas t’en rendre compte seule. Tu as vraiment besoin d’avoir le retour d’autres personnes, c’est hyper important pour moi. C’est l’une des clés essentielles, sinon à la première difficulté tu t’arrêtes.

Oui et c’est vrai que l’on fait des métiers qui malgré tout ne sont pas encore très connus pour la plupart des gens. On a notamment reçu des emails de nos lectrices qui nous disent que personne ne les soutient dans leur entourage et qu’elles ont du mal à trouver la motivation et à y aller parce que c’est un métier qui est nébuleux et que les gens ont du mal à comprendre qu’on puisse gagner de l’argent sur internet. 

La famille c’est le pire. Ils pensent que les gens qui arrêtent tout pour faire un blog c’est du n’importe quoi.

Alors qu’il y a un tel potentiel !

C’est ça ! Le truc c’est que c’est un univers complètement différent. Même le marketing sur internet totalement différent du marketing sur papier. Du coup les gens ne comprennent pas quand tu leur parle de page de vente ou de programme en ligne. Ils pensent que tu arnaques les gens et ils ont un apriori car ils ne connaissent pas le métier. J’avais d’ailleurs cet apriori aussi, pour moi un blog c’était une meuf qui écrivait sa vie. Je ne savais même pas que ça existait de pouvoir partager une passion ou un métier, j’en avais aucune idée. Donc non, la famille et les amis d’enfance qui ne font pas partie de ce truc-là, je pense que ce sont les personnes avec lesquelles il faut en parler le moins possible. Parce qu’en fait, ils ne comprennent pas et ne peuvent donc pas de soutenir. Il faut au contraire s’entourer des personnes qui font la même chose que toi, parce qu’ils connaissent tes problématiques. Si tu dis à ta famille “ça marche pas mon truc”, ils te diront “trouve-toi un travail”.

C’est compréhensible, parce qu’on a tellement été enfermés dans des moules dès l’école où on te dit “il faut que tu fasses des études, il faut que tu fasse ci, ça que tu trouves un travail où on perd déjà la notion de plaisir dans ce qu’on fait, au-delà du côté financier et alimentaire. Pourtant ça va au-delà de ça. Aujourd’hui, le schéma classique on va dire, c’est de trouver son emploi, faire ses heures et voilà.

Et surtout c’est hyper dangereux de perdre son travail, du coup faut surtout pas le lâcher. Mais si tu t’ennuies, c’est pas grave, tu restes ! Alors qu’en fait, il y a d’autres chemins. C’est un peu comme découvrir la porte secrète vers le paradis et de rentrer dan cet univers. C’est pas facile de passer, mais une fois que t’as compris comment ça fonctionnait… Même si dans un travail tu peux avoir plus de sécurité, c’est sûr que quand tu deviens infopreneur, tu deviens u vrai chef d’entreprise. Derrière il y a toute une liberté, tu peux apprendre plein de nouvelles choses, c’est une autre vie beaucoup plus épanouie. Tu fais aussi un vrai travail sur toi. Là par exemple je suis en train de travailler sur mon rapport à l’argent. Jamais je n’aurais fait ça si j’avais eu un travail classique. Je suis en train d’apprendre plein de choses sur moi, sur pourquoi je fonctionne comme ci ou comme ça, c’est passionnant. J’ai découvert plein de trucs sur la gestion de mes émotions, c’est hyper intéressant.

Oui, la dimension développement personnel, elle est hyper importante, parce que pour pouvoir réussi dans ces métiers-là, il faut s’accrocher, parce que le succès n’est pas toujours au rendez-vous du premier coup et on peut vite baisser les bras. Si t’as pas un environnement dans lequel t’es soutenu et qui te pousse à avancer et que toi t’es pas non plus déterminée et prête à investir du temps, voir éventuellement de l’argent tu peux vite laisser tomber.

Oui et il y a un truc aussi, dans la culture française, c’est qu’on n’accepte pas l’échec. L’échec c’est le truc le plus horrible qu’i peut nous arriver, alors que c’est sûr qu’en tant qu’infopreneur, tu vas aoir des échecs. Ça fait partie du chemin ! La culture américaine a plus tendance à te dire “non, il faut que tu échoues, sinon tu n’apprends pas”. Ça c’est un truc hyper important à comprendre et à accepter quand tu commences, c’est plus qu’obligé. Peut-être que ça va marcher au début, puis qu’après boum et peut-être que ça va pas marcher dès le départ. Même les grandes entreprises qui ont créé des supers boîtes comme Steve Jobs avec Apple, il a eu plein d’échec avant d’arriver à l’iphone, l’imac et cie. Ça fait partie du processus et ça c’est important à accepter. Il ne faut pas paniquer quand ça nous arrive et nous dire que ce n’est pas grave, que c’est juste un échec et qu’il faut se remettre en cause pour comprendre ce qui n’allait pas et analyser. C’est quelque chose que la plupart des gens ne font pas. Ils se disent que ça ne marche pas, que c’est une arnaque, alors que non ! Il faut simplement revoir un détail. Des fois, dans une page de vente, juste parce que tu as mis un bouton d’une couleur, les gens ne vont pas acheter. Tu changes le bouton de couleur et les gens achètent. C’est impressionnant ! Parfois un mot au milieu de la page pousse les gens à partir, et c’est pour ça qu’il faut vraiment analyser ce qu’on fait.

Oui et il faut avoir envie de réussir, il faut être convaincue de ce qu’il y a derrière. Souvent quand on se laisse dans des expériences, on saisi le moindre signe qui montre que ça ne fonctionne pas pour se convaincre que c’était sûr que ça ne fonctionnerait pas. On prend ça et on laisse tomber, là où il faut prendre du recul, dépasser le sentiment de honte, parce que c’est vrai que quand on dit à tout le monde “je vais devenir infopreneur, je vais faire ci, je vais ça” et qu’en fait tu fais ton lancement et que t’as rien, bon… Tu te sens un peu bête. Comme tu l’as dit, c’est très français, c’est clair.

Oui et ça m’est arrivé ! Lors de mon premier lancement, après Olivier Roland, j’étais hyper mal. J’ai mis 6 mois à m’en remettre. J’étais complètement déprimée, je ne savais plus quoi faire, mais j’y croyais. Je savais que c’était possible et le fait de le savoir m’a aidé à ne pas lâcher. Je pense que je sais me remettre en question et à ce moment-là je me suis dis, ok ça n’a pas marché, j’ai râlé un peu, j’ai fais mon petit boudin et puis je me suis reprise en main en me disant que si je voulais vraiment faire ça, je devais m’y remettre et comprendre pourquoi ça n’avait pas marché. Il fallait que je réajuste le tir et que je ne reste pas comme ça.

La preuve, c’est qu’aujourd’hui tu as réussi. Est-ce que même tu t’attendais à un tel succès ?

Non. J’ai commencé en 2015, j’ai mis un avec mon blog entre faire des articles, des machins, des trucs et j’ai mis un an à préparer mon lancement. Au bout d’un an j’ai fais mon lancement et flop (j’avais 30 clients). D’ailleurs après coup je me suis dit que ce n’était pas tant un flop que ça, mais sur le moment je l’ai ressenti comme un échec.

Surtout si tu te compares avec les autres collègues de Blogueur Pro qui font leur lancement et qui cartonnent. 

C’est ça. Tu te sens nulle ! Tu as fait 3 000 €, tu te dis que ça fait un an que tu galères et que t’as même pas remboursé ni la formation, ni les frais d’auto-répondeur et cie. Donc tu le sens comme un échec alors que non, mais bon, c’est comme ça que je l’ai ressenti. En 2016 j’étais pas dans la bonne énergie, après j’ai fais la 2e formation avec Business Révolution et j’ai fais un lancement en février 2018. Cette fois, j’espérais rien et je me disais que ça serait la dernière formation que je ferais. J’ai lancé mon truc et ça a marché tout de suite, alors que même pour d’autres personnes ce n’est pas forcément le cas. Du coup, ça m’a redonné la motivation et à chaque fois que j’avais des clients, je trouvais ça génial et ne fait jamais je ne me serais attendue à avoir 2 500 clientes. Pour moi si j’arrivais à en faire 100 c’était déjà génial. J’ai ramé avant d’y arriver !

C’était un long chemin semé d’embûches !

Oui. Aujourd’hui, il y a des hauts et des bas. Là j’ai fais un programme sur la perte de poids et c’est quand même assez cyclique, donc il y a des mois où ça marche mieux que d’autres. Là ça commence, mais il faut toujours tester des nouveaux trucs. Une fois que c’est lancé il y a toujours du boulot. L’erreur qu’on fait souvent, c’est qu’on veut faire trop de choses à la fois. Justement, la formation que je suis préconisait de rester focus sur un produit jusqu’à ce qu’il fonctionne et de ne pas changer tant que ça ne marche pas. En fait, ça je pense que c’était l’une des clés. C’est facile de lancer, de voir que ça marche et de se dire “allez hop, je passe à autre chose”, mais l’énergie se disperse et tu peux pas tout faire en même temps et du coup tu fais plus rien. Si tu restes sur un truc et que tu attends que ça roule bien, après tu passes à autre chose.

C’est vrai que c’est pas évident, surtout que lorsqu’on démarre dans ces milieux-là, on découvre tellement de choses et d’outils qu’on a envie de tout tester. On est avide d’apprendre et d’expérimenter et on finit par se disperser.

En plus, c’est des marketeurs qui nous vendent comment faire du marketing. Donc les mecs ils nous vendent le truc en nous disant que c’est le meilleur truc à avoir et nous on tombe dedans.

Oh oui, moi la première.

Oui moi aussi au début c’était pareil, maintenant j’ai compris comment ça marchait. Mais tout a l’air fantastique et magique et voilà.

Ça transforme d’ailleurs l’oeil que tu as quand tu visites un site et que t’as une fenêtre pop-up ou un truc qui se met en place. Tu te dis “tiens”, t’as un truc qui se met en place avec un regard nouveau. 

Même dans la vie. Par exemple dans les films que je regarde, j’arrive à capter des structures et des trucs sur lesquels je ne me serais jamais arrêtée avant. Dans les pubs, au supermarché, tu vois comment ils ont mis des trucs, comment ils ont tourné certaines phrases et tu te dis “n’importe quoi !”. Alors qu’avant tu serais tombée dedans. Ça change toute ta perspective.

Et est-ce qu’il y a des auteurs, des livres que tu as lus, ou peut-être des auteurs, des YouTubeurs qui t’ont influencé particulièrement et que tu trouve intéressants à partager avec nous ? 

Il y a beaucoup d’américains : “L’esprit Millionnaire” de Harv Eker, celui-là on devrait tous le lire. Il nous explique le rapport à l’argent et tous les schémas qu’on a. Je pense que quand t’es dans l’entrepreneuriat c’est hyper important de travailler là-dessus, sinon tu peux paniquer quand tu commences à vendre. Moi je sais qu’au départ, quand ça a commencé à bien marcher, j’avais hyper peur des remboursements. Dès que j’avais un remboursement, j’étais en panique et je voulais tout arrêter parce que je me disais “si elles me demandent toutes le remboursement, comme j’ai payé de la pub pour le faire, j’ai plus l’argent pour les rembourser”. J’étais partie dans un truc et je me demandais ce qu’il se passait. Ça me venait alors qu’avant je me disais qu’un remboursement c’était normal et que ça faisait partie du truc. Mais dès que ça m’arrivait j’étais en panique totale dans ma tête. Ce livre m’a beaucoup aidé. Je suis beaucoup Tony Robbins, parce qu’il fait beaucoup de choses sur la motivation et le côté développement personnel et business. Là j’ai découvert récemment une coach de vie qui s’appelle Brooke Castillo qui est absolument géniale, j’adore ce qu’elle fait. Y’en a des tonnes… Et en France, Franck Rocca. Je fais partie de son université et ce mec, on aime ou on n’aime pas. C’était un coach sportif à la base. Il te laisse pas te plaindre, il te fout des coups de pied au cul toutes les 5 minutes, pas possible de faire son Calimero avec lui. En fait ça m’aide beaucoup. Dans la naturopathie je suis beaucoup dans la bienveillance et du coup ça me fait du bien d’avoir ce côté-là dans mon business. Autrement je suis trop dans la douceur, je ne veux pas afficher des prix trop chers.

Ça c’est encore un des freins lié à l’argent, le fait de pas vouloir augmenter les tarifs, tout ça pose des soucis à beaucoup de personnes.

Oui surtout chez les thérapeutes, moi y compris. J’ai vraiment du mal à mettre une valeur sur ce que je fais, c’est hyper difficile.

Alors quels sont tes projets pour les mois à venir ? 

Si je m’écoute, j’en ai 50 000 mais le temps me manque (rires). Là j’ai fais un produit sur la perte de poids et là j’aimerais lancer un produit sur l’énergie d’ici septembre pour compenser la saisonnalité. Après je voudrais faire un membership mais il faut rester focus, un produit à la fois.

Dernière question, si tu avais un conseil à donner à celles qui nous lisent et qui hésitent encore à se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat sur internet, qu’est-ce que tu leur dirais.

Je pense qu’on en a déjà donné pas mal tout au long de nos échanges, mais je devais donner un dernier conseil, c’est de faire partie d’une communauté et d’être avec des gens qui sont au-dessus de toi. Si tu t’entoures de personnes qui sont débutantes comme toi, dès que tu auras une peur, tu vas la transmettre à l’autre et inversement. Il faut être dans une énergie où les personnes avec lesquelles tu es aient déjà plus avancé que toi et qui puissent te guider. Je pense que ça c’est hyper important.

Il faut également continuer à se former. Même si ça coûte cher et qu’on dépense de l’argent sans avoir de garantie, mais sans ça, on peut difficilement y arriver seul. On tourne en rond et on sait pas pourquoi ça marche pas, donc il faut se former.

Je te remercie pour tous ces conseils et ces échanges très intéressants.

Merci à toi de m’avoir invitée.

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