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Pour bien démarrer la semaine, je vous propose de découvrir le portrait de Lauriane, une web entrepreneuse bien dans ses baskets qui vit sa passion à fond ! Je collabore avec elle régulièrement à titre pro et j’avais très envie de l’interviewer pour le blog, c’est donc avec plaisir que je partage avec vous son interview. Merci à elle et bonne lecture 😉
M.

Bonjour Lauriane, pourrais-tu commencer par te présenter ?

Je m’apelle Lauriane, j’ai un blog qui s’appelle le Marathon des Langues sur lequel je donne des conseils pour bien apprendre les langues étrangères. J’ai également une chaîne YouTube, un compte Instagram et un compte Facebook. J’ai presque 29 ans, j’aime voyager, j’adore les langues étrangères et le sport ! C’est d’ailleurs pour ça que j’ai appelé mon blog le “marathon” des langues. Je pense que la méthode pour apprendre une langue et celle pour faire du sport est très proche.

Comment as-tu découvert l’univers du blogging et qu’est-ce qui t’as fait sauter le pas ?

J’ai découvert le blogging lors d’un voyage au Brésil ! C’est mon intuition qui m’a d’ailleurs poussée à y aller alors que ce n’était pas forcément le moment dans ma vie. J’y suis donc partie et pendant un mois j’ai appris le portugais en école de langues. Je ne sais pas pourquoi, mais je sentais que quelque chose m’attendait là-bas, sans vraiment savoir quoi. J’allais à l’école le matin et l’après-midi je passais du temps avec de nouvelles personnes, ou j’allais à la bibliothèque pour lire ou naviguer sur internet.

Un jour, je suis tombée sur un article de blog de Laura Mabille consacré au “miracle morning” et dans lequel elle parle de productivité. Outre le concept, j’ai trouvé que ce qu’elle faisait était vraiment génial. J’ai eu un déclic et je me suis dit “Je peux peut-être faire ça avec les langues.”. Le truc, c’est que je me sentais comme tout le monde et je pensais ne rien avoir à apporter, du moins, c’est comme ça que je le voyais à l’époque.

À ce moment-là, je suivais des cours de niveau avancé en portugais (malgré mon arrivée récente) et je côtoyais de nombreux polyglottes qui parlaient déjà 3 ou 4 langues. Ce même jour, plusieurs personnes m’interrogent “Comment fais-tu pour progresser aussi rapidement dans l’apprentissage du portugais ?”. Cette question m’a laissé abasourdie. Pourquoi ces personnes-là, qui savent déjà apprendre, me posent cette question ? Ça a fait tilt dans ma tête et je me suis dis que finalement, j’avais peut-être quelque chose à apporter. À la suite de cela, j’ai remarqué que de nombreuses personnes me posaient des questions et que mes réponses commençaient à porter leurs fruits. Je me suis donc dit, pourquoi ne pas créer mon blog plutôt que de répéter tout le temps la même chose.

Le thème de ton blog s’est donc imposé ?

Oui, car c’est avant tout une passion. J’adore apprendre, je parle couramment l’anglais, l’espagnol et le portugais. Je parle aussi allemand (je l’améliore au fur et à mesure) et je me suis récemment mise au russe. Je ne compte évidemment pas m’en arrêter là et j’ai envie d’en apprendre d’autres, car une fois qu’on “sait apprendre”, on apprend beaucoup plus rapidement !

Il me semble que tu viens de quitter ton emploi pour te consacrer à ton blog à 100 %, comment se passe ta nouvelle vie d’entrepreneuse ?  

Oui, effectivement. En revenant du Brésil, je me suis dit que je devais créer mon blog. J’ai passé des heures sur internet à chercher comment faire et je me suis rendue compte que derrière les articles, il y a tout une machinerie à faire fonctionner. Je me suis donc formée auprès d’Olivier Roland (Blogueur Pro) en parallèle de mon emploi de salariée, mon objectif était de pouvoir en vivre. Rapidement, je me suis rendue compte que le blog que je créais était finalement en train de devenir un véritable business. J’ai suivi la formation à fond, j’ai tout appliqué et j’étais passionnée par mon sujet, on peut dire que j’avais le “feu sacré” comme dirait Olivier.

J’ai finalement réussi à en arriver au point de pouvoir démissionner, même si en réalité, j’ai démissionné avant de générer de vrais revenus. Plus le blog avançait et plus j’étais convaincue que j’avais trouvé ma voie et ma mission de vie. C’était dans ça que je m’épanouissais et je voulais vraiment y aller à fond, j’ai donc démissionné pour pouvoir m’y consacrer à 100 %.

Ma nouvelle vie est géniale, je sais pourquoi je me lève tous les matins. Je ne me lève plus en pensant “c’est déjà lundi”, “demain c’est lundi”, “vivement vendredi”, tout ça est terminé. C’est d’ailleurs l’un des inconvénients, je ne dissocie plus vraiment le week-end de la semaine. En revanche, je bosse quand je veux, où je veux et ça c’est vraiment super. Je peux voyager, c’est un vrai bonheur. Il y a évidemment du boulot et je me fais de grosses journées, mais ça c’est relatif à toute personne. J’adore bosser, d’ailleurs je ne devrais pas dire ça, car pour moi ce n’est pas vraiment du travail, j’aime ce que je fais. Je peux le faire 7 jours sur 7 sans problème, mais les jours où je n’ai pas envie de me lever, je ne me lève pas ! Ça c’est quand même cool.

Je peux aussi prendre en compte mes besoins physiologiques et être beaucoup plus en accord avec mes valeurs. Je fais beaucoup attention à mon corps, à mon alimentation, je fais du sport, je dors beaucoup. Dans mon ancienne vie, j’étais commerciale, donc j’étais toujours sur la route et je n’avais pas autant de liberté. Je ne pouvais pas courir quand je le voulais parce que je rentrais tard à l’hôtel, je ne savais pas où j’étais, il faisait noir, etc. Le midi je n’avais pas le temps de manger autre chose que des vieux sandwichs triangles bien dégueulasses et aujourd’hui, je suis beaucoup plus alignée avec moi-même, je fais ce que j’ai envie de faire.

Alors oui, dans toute aventure il y a des hauts, des bas ou des doutes. Parfois ça fait même peur, puisque la fiche de paye n’arrive pas à la fin du mois. Parfois elle est tout en bas, mais quand elle commence à monter, on sait que c’est illimité. On n’est plus bloqué à un salaire fixe ! Pour l’anecdote, juste avant de quitter mon emploi, j’avais demandé une augmentation et on m’a répondu “Lauriane, revenez dans 15 ans.”. Là, j’ai compris que ce n’était pas cette vie que j’avais envie de mener. Je n’avais pas envie de dépendre ou d’attendre qu’on veuille bien me donner plus. Je sais que je suis une bosseuse et si en parallèle j’ai les revenus qui vont bien, c’est parfait ! Aujourd’hui, ce que je fais au quotidien, même si je n’étais pas payée, cela me ferait plaisir de le faire.

Avais-tu des doutes avant de te lancer sur le web ?

Oui j’en ai eu, bien sûr, notamment par rapport au fait de devenir un personnage “public”. Même si ce n’est pas une obligation, je pense que c’est mieux. Montrer sa tête, faire des vidéos ou montrer sa vie sur Intagram, ce sont des choses que je ne voulais pas faire, parce que je n’étais pas trop branchée “réseaux sociaux” avant tout ça. D’ailleurs, je détestais Facebook. Aujourd’hui, je les utilise et je prends du plaisir à utiliser Insta notamment, comme quoi on s’adapte à tout !

Quand j’étais dans le process de création du blog, j’étais tellement motivée et à fond dedans que je me suis tellement convaincue que c’était ce que je voulais faire et finalement les doutes se sont envolés. Il y a bien sûr le fameux moment de la monétisation où l’on lance des produits ou des formations. Lorsque la machine est lancée, qu’on regarde et qu’on ne fait pas de ventes, on se dit tout de suite “Qu’est-ce que j’ai fais, j’ai démissionné.” et forcément le doute s’installe. Ce n’est pas facile tous les jours, mais finalement avec du recul, je ne regrette pas. J’ai fais des erreurs et j’ai beaucoup appris.

Aujourd’hui, j’ai lancé ma formation dans laquelle j’apprends à mes élèves à parler anglais couramment en 6 mois. C’est un programme élaboré qui sort du circuit classique. Je me vois plutôt comme un guide qui propose une méthode (la méthode PRI) pour apprendre sans perdre de temps et en optimisant son temps. Durant cette formation je coach mes élèves du début, à la fin. À mon sens, le problème dans l’apprentissage des langues c’est la méthode bien sûr, mais aussi la motivation. Apprendre par coeur peut être redondant et je ne recommande d’ailleurs pas du tout cette approche. Je suis donc un booster et c’est ce que mes clients apprécient aujourd’hui. Je suis toujours là pour leur “botter les fesses” et les aider à atteindre leur objectif.

As-tu rencontré des difficultés depuis que tu as créé ton blog et de quelles natures ?

Quelques difficultés techniques, je ne suis pas vraiment geek dans l’âme. Pour l’anecdote, à la fac, tout le monde était avec son ordinateur et moi avec ma feuille et mon stylo, je reviens de loin ! Le jour où j’ai finalement emmené mon ordi avec moi, j’étais incapable de prendre mes notes. Pourtant aujourd’hui, mon business est en ligne ! Certains jours je me prenais vraiment la tête, j’ai notamment passé 14 heures sans bouger mes fesses de mon bureau pour mettre en place un outil. On peut néanmoins toujours trouver de l’aide parmi les communautés de blogueurs, car même si on est seul dans son bureau, on ne l’est pas vraiment.

Y a-t-il des choses que tu aimerais pouvoir déléguer ?

Oui ! J’ai d’ailleurs déjà commencé. Depuis le début, entre les conférences que j’écoute ou les livres que je lis, on répète qu’il faut déléguer. J’ai tendance à écouter ceux qui ont déjà de l’expérience, même si ce n’est pas évident de le faire. Mon business c’est mon bébé, quelqu’un d’autre ne fera pas forcément les choses comme je l’aimerais, mais je pense qu’il faut savoir lâcher prise et se focaliser sur ses propres forces. J’ai commencé à déléguer l’écriture de mes articles, le montage de mes vidéos, sur lequel je n’ai pas forcément de valeur ajoutée et qui m’embête un peu. C’est donc cool de pouvoir le faire faire par quelqu’un. Pareil pour la création de mes supports de formation (mise en forme technique) et la gestion de mes réseaux sociaux. Je pense aussi faire rapidement appel à quelqu’un pour m’aider avec la gestion des clients et des mails. Ça commence à me prendre beaucoup de temps et je ne vais plus pouvoir me permettre de passer mes journées à répondre à tout le monde. Il faut donc que je me fasse aider !

Qu’est-ce qui t’excite le plus dans cette nouvelle aventure ?

Le fait d’impacter de manière positive la vie de personnes, qu’ils soient élèves de ma formation ou abonnés sur le blog. Certains m’écrivent pour me dire qu’ils ont des résultats simplement en appliquant mes conseils, ça c’est merveilleux. Je reçois régulièrement des e-mails de personnes qui m’écrivent pour me dire merci, ou qu’ils en ont enfin terminé avec leur combat pour apprendre l’anglais. La plupart d’entre eux se sont senti rabaissés ou humiliés à l’école et ils ont réussi à reprendre confiance en eux. L’une de mes clients m’a confié que cela faisait 20 ans qu’elle essayait d’apprendre l’anglais. 1 mois après, elle m’a écrit de nouveau pour me dire qu’elle en avait terminé avec ce combat et qu’elle prenait enfin du plaisir à apprendre. Maintenant elle m’envoie des vidéos d’elle où elle parle anglais !

J’ai plein de clients qui sont dans cette position et quand je reçois ce genre de message, j’ai juste envie de pleurer. Sur notre groupe privé, on échange, on se pose des questions, on se lance des défis. Un jour de nombreux membres se sont filmés et j’ai regardé chacune des vidéos avec des étoiles dans les yeux. J’en avais la chair de poule et rien que ça, ça m’anime d’une force inimaginable. Je n’ai qu’une envie, qu’on se rencontre, qu’on s’organise un dîner tous ensemble et qu’on se parle (c’est prévu). C’est merveilleux d’aider les gens et de pouvoir vivre de sa passion au quotidien.

Où en es-tu dans le lancement de ta formation ?

Ça y est, j’ai lancé ma première formation avec une première session d’inscription pour la tester et m’assurer qu’elle répond bien aux besoins. Ça a cartonné et j’ai donc lancé une deuxième session ! Je suis d’ailleurs en plein dedans. C’est super de voir que les gens adhèrent et qu’ils se sentent entendus, qu’ils puissent se dire “Ah enfin quelqu’un qui me comprend !”. C’est plutôt cool !

Pour finir, aurais-tu un conseil à donner à celles qui n’osent pas encore sauter le pas 🙂

C’est peut-être très basique, mais ALLEZ-Y ! Comme dirait Olivier Roland : “Ayez peur mais faites-le quand même.”. C’est d’ailleurs ce que je dit à mes élèves quand ils ont peur de parler. Il y a un moment, si on a peur et qu’on n’ose pas, on n’y arrivera jamais. C’est comme un enfant qui apprend à marcher. Si un bébé se disait “Moi j’ai trop peur de marcher et de tomber, je lâche l’affaire, j’ai peur et je ne le fais pas.”, on serait tous des légumes. C’est très inspirant de regarder les enfants, ils apprennent à marcher, à comprendre ou à parler, tout ça en même temps et ils prennent des gamelles mais se relèvent toujours. Pour parler c’est pareil, ils font des bruits pendant 2-3 ans et à un moment ils se mettent à parler. C’est plus facile pour eux parce qu’ils n’ont pas de charge mentale. Personne ne leur a jamais dit “Tu es nul.” ou “Tu n’y arriveras jamais.”. Ils sont vierges de tout cela et les parents sont là pour les encourager. Au moindre petit pas, sourire ou mot, ils sont extatiques devant leur enfant. C’est ce que je dis à mes élèves et je vous le dit à vous, si vous avez peur, faites-le quand même. Bougez-vous ! La peur est juste un instinct de survie pour votre protection. Vous avez aussi vos valises sur lesquelles le passé a agit, il faut s’en débarrasser et avancer !

Vous pouvez retrouver Lauriane :

Rejoindre sa formation pour apprendre l’anglais :

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